Articles de brasseur-vansnick
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Septembre 2016 à l’horizon
- Par brasseur-vansnick
- Le 22/07/2016
- Dans infos
« Petit Chaperon rouge, tant que tu vas chez ta mère-grand,
dis-lui que l’atelier théâtre ouvre un nouveau groupe
à partir du 27 septembre prochain… »
L’atelier théâtre est destiné aux adultes (à partir de 18 ans) qui envisagent le théâtre comme activité de loisir. Bienvenue à vous si vous souhaitez rencontrer de nouveaux amis et développer votre bien-être par le jeu. Le rythme d'un soir par semaine convient à ceux qui ont une vie déjà bien remplie (sur le plan familial ou professionnel). Quelles que soient les difficultés à surmonter (timidité, stress, fatigue, difficulté d’élocution, etc.), chacun peut entrer progressivement dans l’univers de l’atelier théâtre et vivre des expériences très enrichissantes.
Le témoignage de FrançoiseJ'ai passé une formidable année avec Sandrine et Jérémie. J'attendais le jour de la rencontre hebdomadaire avec impatience, certaine que Sandrine et Jérémie déborderaient encore de bonnes idées pour nous faire faire des impros les plus originales ou jouer des saynètes très stimulantes et qui généreraient bien des fous rire entre nous ! Puis il y a eu le passage "aux choses plus sérieuses" (si on peut dire !) : la mise en scène de nos sketchs sur le thème du Petit Chaperon Rouge sauce 2016... Quelle ambiance inoubliable ! Sans compter une grande complicité parmi les membres de notre groupe et la confiance totale en Sandrine et Jérémie pour mener le spectacle qui, ma foi, a eu un beau succès… à bon port !
Et donc, pas question d'en rester là. Nos deux animateurs l'ont bien perçu et c'est ainsi que nous avons forcé leur porte pour continuer l'aventure avec eux. Eh oui, les voilà "obligés" de nous reprendre quasi tous [dans un nouveau projet de création théâtrale]. Mais nous, on est bien contents de nous... et de les retrouver chaque semaine. Le spectacle à venir semble bien alléchant ! Vous en doutez ? Alors, surveillez les événements prévus (d'autres groupes préparent également un spectacle) et venez nous rejoindre ! Que du bonheur, de la joie, de belles rencontres, de la bonne humeur à partager. Qu'on se le dise !
Les rencontres de l'atelier théâtre ont lieu à la Maison de quartier de Mons (allée des Oiseaux, n°30). L’inscription se fait soit par email (à l’adresse ateliertheatre.mons@outlook.com ou directement via ce site) soit par téléphone (0497 125 805). Pour valider l’inscription, il vous suffira de communiquer par écrit (mail ou SMS) vos coordonnées : nom, adresse électronique et numéro de téléphone. (Le nombre de places est limité pour garantir le confort des participants.)
→ plus d'infos pour nous rejoindre
note 10 septembre 2016 Désolé, le groupe est complet ! Si vous souhaitez vous inscrire sur une liste d'attente, prenez contact : nous vous tiendrons au courant en cas de désistement ou de nouvelle opportunité de rejoindre un groupe.
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sketch - Derviche
- Par brasseur-vansnick
- Le 24/06/2016
- Dans dialogues
OLIVIA. – Dis donc, il me semble que ça fait longtemps qu’on n’a plus vu notre don Juan d’opérette ?
ELISE. – Rudy ? Séverine lui a demandé de préparer quelque chose ? Une animation folklorique, je crois.
LAURE-ANNE. – Il a tout de suite dit oui. Une démonstration de danse locale, quelque chose comme ça.
OLIVIA. – Il s’intéresse à la danse, Rudy ?
LAURE-ANNE. – Il a dit que la danse permettait à l’homme de montrer son sex-appeal. De mettre en valeur sa virilité. Que c’était un moyen de séduction imparable.
ELISE. – Eh bien, je demande à voir…
LAURE-ANNE. – Ça ne saurait tarder.
La guide arrive.
LA GUIDE. – Mesdames, j’ai la joie de vous annoncer que notre artiste de ce soir est prêt. Il n’est plus aussi enthousiaste qu’au début, mais chose promise chose due. Je vous demande d’encourager chaleureusement Rudy, notre derviche tourneur.
Musique. Rudy, mine renfrognée, entre en costume de derviche tourneur et se met à tournoyer sur lui-même. Les dames applaudissent.
OLIVIA. – Oh, qu’il est mimi, avec sa petite jupette !
LAURE-ANNE. – Oui, ça met bien en valeur sa virilité.
LA GUIDE. – Les derviches tourneurs sont des maîtres soufis qui, depuis le 13e siècle, pratiquent le sema, cette danse dont les mouvements rappellent ceux de la toupie.
OLIVIA. – C’est un tourbillon de sex-appeal, dis donc !
RUDY. – Oh, ça va, hein !
LA GUIDE. – Comme Rudy nous le montre très bien, le danseur tourne sur lui-même jusqu’à ce qu'il atteigne une forme de transe. Il déploie les bras, la paume de la main gauche vers le ciel, celle de la main droite vers le sol.
ELISE. – En fait, c’est comme pour les Ecossais : la seule chose qui nous turlupine au fond c’est…
ELISE, OLIVIA ET LAURE-ANNE. – ... S'il porte une culotte !
LA GUIDE, à l’oreille de Rudy, toujours d’aussi mauvaise humeur. – Continuez, je sens que votre charme commence à opérer !
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sketch - Départ en vacances
- Par brasseur-vansnick
- Le 17/06/2016
- Dans dialogues
On entend le message enregistré : « Enregistrez votre message après le signal sonore… Bip. »
CLAUDE. – Salut les amis ! Ici, c’est le répondeur de Claude et Elise. Les Coquillard, pour rigoler jamais en retard ! J’espère que vous ne téléphonez pas pour nous plomber l’ambiance.ELISE, à voix basse. – Claude ! Fais ça sérieusement.
CLAUDE, sans écouter sa femme. – Enfin, nous on n’est pas là. Pas vrai, bobonne ?
ELISE, prise au dépourvu. – Hein… Euh… Eh bien…
CLAUDE. – On est partis. M'est avis que ça fera du bien à tout le monde qu’on aille voir ailleurs si on y est. J’ai dit à Elise : « Faut qu’on profite tant qu’on n’est pas trop croulants. Prends ta valise, prends tes maillots, prends ton dentier… »
ELISE, piquée au vif. – Claude !
CLAUDE. – … C’est parti pour le tour du monde ! Bon, si on y pense, on vous enverra des cartes postales. Ma femme adore lécher les timbres.
ELISE, fâchée, à son mari. – Claude ! ça suffit, maintenant ! Tu me passes le téléphone.
CLAUDE, luttant. – Mais je cède la parole à ma petite rainette… Comme quoi, la femme aura toujours le dernier mot. (A sa femme :) Vas-y, bobonne !
ELISE, appliquée, scolaire. – Claude et moi, nous serons de retour dans trois mois.
CLAUDE, les mains en porte-voix. – Sauf si je balance Elise dans les chutes du Niagara.
ELISE. – En attendant, vous pouvez laisser un message après le signal. (A bientôt, au revoir…)
CLAUDE, pour couvrir la voix de sa femme. – Bip, bip, bip…
ELISE, après avoir arrêté l’enregistrement. – Espèce d'andouille ! Tu es content de toi ? On va devoir tout recommencer maintenant. Seigneur Dieu ! Où est le bouton pour effacer ?
CLAUDE. – Laisse tomber, ma rouflaquette. Je ne vois pas qui pourrait appeler, à part les charlatans et les vendeurs de vins de Bordeaux.
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Groupe 6 - Souvenir
- Par brasseur-vansnick
- Le 10/06/2016
- Dans infos
Un projet se termine, mais d'autres nous attendent. Après Le Petit Chaperon rouge, notre groupe 6 (septembre 2015 - juin 2016) a célébré dignement le beau succès de ce spectacle. Sur le weekend, un peu plus de 150 spectateurs sont venus suivre les folles aventures de notre Chaperon rouge aux multiples facettes. De quoi faire la fête ! Des fleurs, des gâteaux, du vin, des fruits, des photos, un poème... Cette aventure restera longtemps dans nos mémoires.
« Voilà une époque qui s’achève,
Je l’ai vécue comme dans un rêve,
Une très belle expérience,
Qui a donné à ma vie un sens.Rien que de bons moments,
De rencontres avec des gens charmants,
Des franches rigolades,
Parsemées de douces accolades.Je n’oublierai aucun d’entre vous,
Chacun a sa manière d’être un peu fou,
De belles amitiés sont nées,
Et elles ne font que commencer.
Ce n’est en aucun cas un adieu,
N’ayons pas les larmes aux yeux,
Ceci n’est que le début,
De rencontres entre farfelus.
Un très grand merci à tous,
On se retrouvera je ne sais où,
Je vous garde tous dans mon cœur,
Car pour moi, vous êtes les meilleurs. »
Le groupe 6,
Un vrai feu d’artifice !
Valérie Maquinay, le 7 juin 2016
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PCR - ... et ils vécurent heureux
- Par brasseur-vansnick
- Le 05/06/2016
- Dans infos
Eh voilà !
Notre spectacle Le Petit Chaperon rouge est derrière nous. Nous avons vécu de magnifiques soirées. Sur notre site, vous pouvez trouver l’album qui reprend quelques photos prises le jour de la générale par Léandre Waterloo. Sur la page Nos spectacles, vous pouvez télécharger le programme complet. Sur la page Sketches maison, vous pouvez lire ou relire Course et Le Comité.
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sketch - Chez mère-grand
- Par brasseur-vansnick
- Le 03/06/2016
- Dans dialogues
Mère-grand ouvre la porte. C’est le loup avec, derrière le dos, une corbeille de fruit et de fleurs.
MÈRE-GRAND. – Allez, encore une fois, chevillette cherra et chopinette suivra ! (Le loup entre.) Mais ce n’est pas vrai. Grand méchant loup, ce n’est pas le moment où vous devez entrer en scène. Je suis occupée.
LE LOUP. – Non mère-grand, ce n’est pas l’heure et ce ne sera plus jamais l’heure : j’ai changé, je vais laisser à d’autres le soin de croquer votre délicieuse chair. Moi maintenant, je ne veux que votre cœur. (Il présente la corbeille.) Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous... (Se tournant vers le public :) J’ai entendu cela quelque part, je sais plus où, mais ce n’est pas du Charles Perrault.
MÈRE-GRAND. – Si je comprends bien, vous aussi, vous avez votre palpitant en émoi. C’est ça ?
LE LOUP. – Oh oui, mon amour ! Vous savez, j’ai bien changé, comme tous les personnages de l’oncle Charles, il paraît. Je ne veux plus être abominable, même pas minable du tout. Non, je veux vous aimer, point barre, à la ligne et c’est tout.
MÈRE-GRAND, vers le public. – Ma petite-fille me l’avait dit : nous allons tous changer. Marre de toujours jouer les mêmes rôles depuis passé trois cents ans ! Et voilà, paf ! (Au loup.) Grand loup, je suis flatulée... Pardon : flattée que vous m’offriez votre cœur en cendres, mais je n’ai pas le temps d’écouter vos simagrées. Je dois me débarrasser de vous et de l’autre éperdu qui se trouve derrière la tenture.
LE LOUP. – Comment ? Il y a ici quelqu'un qui m’a devancé. Et en plus, il se cache comme une lopette !
On voit un rideau qui tremble. Le prince charmant, caché derrière, a peur. Il passe un bras et attrape la chope de bière qui est à sa portée, il boit pour se donner du courage.
LE LOUP. – Sortez de là si vous êtes un homme.
Le prince charmant sort en tremblant.
LE LOUP. – Oh, le prince charmant... (Il rit.) Que vous êtes mignon, que vous me semblez beau...
LE PRINCE CHARMANT. – j’étais là avant vous. J’étais le premier.
MÈRE-GRAND, interrompant et offusquée. – Non, pas le premier, il y en a eu d’autres avant quand même !
LE LOUP. – Vous voyez, vous importunez mère-grand. Retournez voir votre dormeuse.
LE PRINCE CHARMANT. – La belle, elle ne m’intéresse plus, elle ronfle exprès à mon approche... Elle en préfère sûrement un autre.
LE LOUP. – Mère-grand, débarrassez-nous de ce personnage qui pue le parfum à cent lieues... Non, maintenant on dit: des kilomètres. Merde ! faudra m’y faire... Cent kilomètres à la ronde !
MÈRE-GRAND. – Comment ? Je suis chez moi. C’est moi qui décide qui mettre à la porte. Et pas vous, ni l’autre éperdu d’amour. D’ailleurs, vous allez tous les deux prendre vos cliques et vos claques avant que moi, je vous claque. (Elle prend un balai et met en fuite les deux personnages.) Et quand je claque, je claque !
texte d'Yvan Dedieu [extrait] - janvier 2016

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PCR - Qui a peur?
- Par brasseur-vansnick
- Le 27/05/2016
- Dans infos
Qui a peur du grand méchant trac ?

Qui a peur de grand méchant trac ? Ce n’est pas nous, ce n’est pas nous…
Quoique… Si, un peu quand même, il faut bien le dire. Ce spectacle, c’est l’occasion pour plusieurs d’entre nous de faire leurs premiers pas sur scène. Sous les projecteurs. Face à un public venu nombreux assister à l’événement. Alors, le trac, oui, certainement.
Mais au fil des séances, depuis notre première rencontre en septembre 2015, nous avons accumulé tout un attirail pour le combattre, ce vilain trac. Nous montons sur scène armés des fous rires qui ont émaillé nos séances d’atelier, de cette belle complicité qui naît entre les comédiens et du désir d'entraîner le public dans nos extravagances. De quoi mettre le trac knock-out : à nous la liberté de gambader dans les théâtres et les sous-bois !

Depuis quelques jours, nous ne prenons plus de réservations: c'est complet les trois soirs ! Une première dans l'histoire de notre atelier-théâtre, qui augure un beau succès ! Allez, plus que quelques fois dormir...

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octobre - ML2P
- Par brasseur-vansnick
- Le 25/05/2016
- Dans infos
"Situé à quelques kilomètres au sud de Roqueville, le village de Montigny-les-Deux-Platanes est l’un des plus pittoresques de la région. Depuis plusieurs générations, les habitants rivalisent d’ingéniosité et de savoir-faire pour créer et entretenir des jardins de plaisance qui étonneront et raviront le visiteur venu flâner le long des rues et des ruelles.
Ne manquez pas, au sommet du village, l’ancienne école communale, aujourd’hui réaffectée en habitation. La bâtisse n’est guère remarquable du point de vue architectural mais la cour de récréation qui jouxte le bâtiment abrite les deux vénérables platanes, impressionnants par leur taille et leur ramure, qui ont donné son nom au village. Orme Phlox, un instituteur ayant enseigné au sein de l’établissement laisse le souvenir d’une personnalité haute en couleur.
Le village tout entier est le théâtre de la rivalité qui oppose les Montignois. D’un côté, les chouilles conçoivent des jardins organisés en terrasses planes, parcourus d’allées rectilignes et agrémentés de plantes ornementales disposées à intervalles savamment étudiés. De l’autre, les britons créent des jardins vallonnés s’inspirant des reliefs naturels du terrain ; ils affectionnent les chemins sinueux et veulent témoigner de la surprenante créativité de la végétation."

une fable drôle et tendre
créée et présentée par les anciens de l'atelier
Douze comédiens rassemblés
dans une saga toute en fleur
vendredi 21 et samedi 22 octobre 2016 (20 h)
et dimanche 23 octobre 2016 (17 h)
à la Maison de Quartier de l'allée des Oiseaux à Mons
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PCR - Préparatifs
- Par brasseur-vansnick
- Le 16/05/2016
- Dans infos
Nous sommes à trois semaines de notre spectacle Le Petit Chaperon rouge. Toute l’équipe est dans les starting-blocks. On enregistre les dernières réservations, pour le samedi 4 et le dimanche 5. Pour le vendredi, n’appelez plus : c’est complet. On peaufine les mises en scène et on rassemble les costumes. Nous recherchons activement des petites culottes pour marraine la fée, qui n’en a pas encore assez !
Ce weekend, certains ont même troqué leur plume contre un pinceau, le temps de peindre un ou deux petits champignons bien appétissants. La preuve en photo.
« Amanite, c’est notre moment à nous, là ! Amaniiiite ! »
Vivement le 3 juin ! -
PCR - Paroles de comédiens 2
- Par brasseur-vansnick
- Le 06/05/2016
- Dans infos
spectacle
Le Petit Chaperon rouge
3 / 4 / 5 juin 2016

« Si j’étais un personnage de conte, j’aimerais être la Bête
dans le film La Belle et la Bête de Jean Cocteau.
Ce serait marrant de réécrire la fin de l’histoire.
Ce serait le prince qui deviendrait une bête. »
Alberto

« Un conte de fée que j’aime beaucoup, c’est celui de
la Princesse au petit pois (Hans Christian Andersen).
Pour vérifier que la jeune fille est bien une princesse,
on la fait dormir sur une vingtaine de matelas empilés
au-dessus d’un petit pois : seule une princesse est assez délicate
pour être gênée par le petit pois. »
Bruna

« J’aimerais être comme Gretel dans le conte des frères Grimm
Hansel & Gretel car elle est ingénieuse et déterminée, elle sauve son frère
et comme elle, j'adore le pain d'épices. »
Isabelle

« Si j’étais un personnage de conte de fée, je serais le Chat botté,
car je suis aussi malicieux que lui. »
Kelian

« J’admire Cendrillon, son courage et sa volonté d'aller de l'avant
malgré les difficultés. Elle est capable de s’émerveiller
devant les choses simples de la vie. Elle sait rester positive,
contourne les obstacles et apprécie les dons de la vie à leur juste valeur. »
Laurence

« J'aurais aimé être Alice et découvrir son pays merveilleux,
certes rempli de folie mais comme le dit si bien Alice au Chapelier,
la plupart des gens biens sont fous !
Petite fille aux allures sages, elle ne l'est pas tant finalement.
Rêveuse, curieuse, attentive aux autres et spontanée,
je me retrouve assez bien dans cette description. »
Nadège

« Si je pouvais, je réécrirais La Belle au Bois Dormant.
Au lieu de dormi cent ans, la Belle ne dormirait que huit heures :
c’est assez si le sommeil est réparateur et c’est bien plus sain. »
Sandrine

« J’aime beaucoup les contes traditionnels en général, et surtout
les contes russes : Alexandre Afanassiev en a rassemblé presque 600.
L’un de mes favoris s’appelle Vassilissa-la-très-belle :
il raconte l’histoire d’une jeune fille qui surmonte toutes sortes d’épreuves
grâce à l’aide d’une poupée aux pouvoirs surnaturels. »
Tamara
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PCR - Paroles de comédiens
- Par brasseur-vansnick
- Le 29/04/2016
- Dans infos
spectacle
Le Petit Chaperon rouge
3 / 4 / 5 juin 2016

« Si j’étais un personnage de conte, j’aimerais être la Belle au Bois dormant.
Pour enfin me reposer… et ma foi, avoir un réveil agréable. »
Françoise

« Je viens à l’atelier-théâtre pour découvrir le théâtre et m'en amuser.
Pour vivre une belle expérience humaine
remplie d'humains parfaits dans leurs imperfections.
Pour partager un nouvel espace de rencontre,
la seule dimension qui a du sens à mes yeux. »
Lydwine

« Pour moi un conte ne doit pas faire peur mais faire rire les enfants ;
cela doit les détendre. Surtout si on leur lit cette histoire
avant de dormir. La nuit doit être un moment paisible. »
Mélissa

« J’aimerais inventer une nouvelle version du Petit Chaperon rouge :
une version dans laquelle le loup se rachète une conduite.
Ça ferait une belle fin pour tous les personnages. »
Muriel

« Mon verdict au procès du Chaperon rouge contre le Loup,
ça serait de condamner le loup à s’inscrire à un cours de théâtre
pour apprendre à jouer la comédie. »
Pascale

« Mon conte préféré c'est celui de Cendrillon
car j'adore l'idée des amis imaginaires...
et l'arrivée au bal entourée de mystère. »
Valérie
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sketch - Chaperon turquoise
- Par brasseur-vansnick
- Le 22/04/2016
- Dans dialogues
La psy, s’adressant au public. – Ah ! Si vous saviez comme c’est difficile d’être psychologue. Un métier que le diable n’aurait pas voulu. On croit devenir folle. Le monsieur qui vient de sortir, par exemple, il se prenait pour un coq et il ne savait pas que les coqs ne pondaient pas d’œufs. Enfin... La prochaine sur la liste... Le Chaperon turquoise... (La psy pouffe de rire.) Elle est sûrement traumatisée à cause de son nom ! Entrez, mademoiselle Chaperon...
Le Chaperon turquoise. – Bonjour Madame la psy... chose.
La psy. – La psychologue : "Madame la Psychologue" avec un grand P comme dans... Ça n’a pas d’importance. Mais je crois connaître l’objet de votre visite : vous êtes traumatisée par votre nom, c’est cela ?
Le Chaperon. – C’est à peu près cela. Enfin, c’est plutôt à cause du nom que l’on veut me donner dans ce sketch. Cette teigne de Chaperon rouge est allée trouver monsieur Charles Perrault pour tout chambouler. Elle a fait perdre la tête à ce bon Charles. Il ne sait plus quoi, le pauvre, et il m’a bombardé Chaperon turquoise.
La psy. – Ah ! Je comprends... Oui... Je comprends... rien !
Le Chaperon. – Mais c’est simple. Il y a des tas de Chaperons maintenant : des verts, des mauves, des bleus. Même un Chaperon indigo. Vous vous rendez compte ?
La psy. – Oui cela doit être traumatisant de se retrouver au milieu de cet arc-en-ciel de couleur. J’ai déjà entendu dire que le Chaperon rouge était une rosse. Mais n’a-t-elle pas été mangée ?
Le Chaperon. – Ça, c’était dans le conte original. Mais le Chaperon rouge a fricoté avec le loup. Elle lui a fait croire que sa mère-grand était plus tendre à croquer. Et puis, elle a fait perdre la tête au chasseur qui ne se retrouve plus dans la forêt. Mère-grand, maintenant vous savez ce qu’elle fait ?
La psy. – Non, je ne vois pas. D’ailleurs, je ne vois rien nulle part.
Le Chaperon. – Elle va danser le soir avec Barbe Bleue. Elle tire les poils de sa barbe et en fait des chapelets, en forme de scoubidous, qu’elle fait bénir par monsieur le curé.
La psy. – C’est effroyable, je veux bien le croire. Mais vous, ce qui vous traumatise, c’est le patronyme que l’on voudrait vous faire porter dans cet imbroglio. Ce sobriquet ridicule, Chaperon turquoise !... Quel nom voudriez-vous porter ?
Le Chaperon. – Le mien, tout simplement. J’ai un nom si doux, si tendre.
La psy. – Comment vous appelez-vous ?
Le Chaperon. – Léontine Boîte-à-clou.
texte d'Yvan Dedieu [extrait] - janvier 2016

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V comme Valoristes
- Par brasseur-vansnick
- Le 18/04/2016
- Dans infos
Eh voilà !
Notre café-théâtre Les Valoristes est derrière nous. Nous avons rangé nos bouchons, nos guides du Routard, nos robots Fish-Clean, nos sushis, nos baguettes magiques défectueuses et tout notre bric-à-brac. Reste le souvenir exaltant des rires, des chants, des moments de complicité partagés entre comédiens et avec le public... Un public que nous avons bien mis à contribution cette fois-ci. Et c'est confirmé, notre public est un public de champions !

Merci à Elisa pour la photo de groupe.
Sur notre site, vous pouvez retrouver l’album qui reprend quelques photos prises le vendredi 15 avril par Johan Dehon. C’est ici.
Sur la page Sketches maison, vous pouvez relire le sketch d'introduction Comme dit le Routard. C’est de ce côté.
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sketch - Morsure de serpent
- Par brasseur-vansnick
- Le 08/04/2016
- Dans dialogues
Bruits de la jungle. Jordan et Rudy avancent en écartant les hautes herbes. Soudain, un grand cri derrière eux.
Jordan. – Qu’est-ce que c’était ?
Rudy. – Laure-Anne !
Claude, entrant en scène. – Laure-Anne vient d’être mordue par un serpent.
Jordan. – Un serpent ?... Pas de temps à perdre : il faut sucer le venin. J’y vais.
Rudy. – Une seconde. Sucer le venin, je peux le faire aussi.
Jordan. – Ah oui ? Excuse-moi, mais tu n’as pas l'air de quelqu’un qui a vu beaucoup de serpents dans sa vie.
Rudy. – J’ai vu ta tronche, ça me suffit. Tout le monde sait que dans le processus de guérison, il y a l’aspect psychologie qui joue. Et je crois que, pour Laure-Anne, ce serait mieux que ce soit moi qui lui suce le venin.
Jordan. – Ecoute-moi bien, gamin. J’ai été griffé, piqué, pincé, lacéré par pas mal de bestioles dans la vie. Je me suis toujours tiré d’affaire à la seule force de ma salive. Alors, la ramène pas avec moi.
Entre Elise, supportant Laure-Anne qui avance à cloche-pied en gémissant.
Rudy. – Laure-Anne, laissez-moi vous sauver.
Jordan. – La plaie ! Dites-moi où est la plaie.
Elise. – Là, au pied droit. Entre les orteils.
Jordan, refroidi. – Entre les orteils ?... Ah.
Rudy, de même. – Ah. (En soi-même :) Après quatre heures de marche.
Jordan. – Je cours chercher du secours.
Rudy. – Je t’accompagne.
Elise, espérant une intervention plus directe de son mari. – Claude !
Claude. – Euh… tu as raison, j'y vais aussi : faudrait pas qu'ils se perdent.
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Les Valoristes - J - 15
- Par brasseur-vansnick
- Le 01/04/2016
- Dans infos
Il n'y a plus aucune place pour venir faire la fête avec nos fameux spécimens le samedi 16 avril... Mais nous avons ajouté une séance le vendredi 15. Au moment d'écrire ces lignes (31 mars 2016), il n'est pas trop tard pour réserver, mais ne tardez plus ! Nous vous préparons une soirée pleine de surprises. Pensez à emmener une bonne dose d'humour. Pour ce qui est de la fantaisie, les comédiens en ont à revendre.

J'étais sortie prendre l'air... et pan !
Tu aurais peut-être mieux fait d’acheter un didgeridoo.
C'est un spectacle assez unique... Quasiment hypnotique...
Quand j’avais 6 ans, j’avais un tamagotchi. Kiwi, je l’avais appelé.
Le feu orange, c'est juste une magouille politique.le vendredi 15 avril 2016 aussi à 20h
Les Valoristes
café-théâtre sketches, jeux, animations, chansons
Maison de Quartier - Allée des Oiseaux n°30 à Mons
avec Benjamin Ballion / Jérémie Brasseur / Roberto Carbone / Chiara Cristelli / Zoé Koller / Nathalie Mauroy / Nathalie Nihoul / Etienne Troquet (guitare et chant) / Sandrine Vansnick - et la participation de Mélanie Beaudoint /Sophie Demoustiez / Marie-Françoise Glineur / Luc Jonckheere
entrée : 5 € - réservations nécessaires : 0497 125 805 - ateliertheatre.mons@outlook.com
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sketch - Mots croisés
- Par brasseur-vansnick
- Le 25/03/2016
- Dans dialogues
Géraldine, la mine renfrognée, penchée sur un magazine, suçotant le bout de son crayon. Anita, la coach, est derrière elle, elle attend...
GÉRALDINE. – Gourde en 2 vertical… Gourde…
LA COACH. – Servez-vous des lettres que vous avez déjà.
GÉRALDINE. – O, deux N, E…
LA COACH. – Vous avez quatre lettres sur les cinq. Il ne manque que la première.
GÉRALDINE. – Gourde… C’est bête, s’il y avait eu plus de cases j’aurais mis thermos. C’est logique: Gourde, réponse: thermos, en sept lettres.
LA COACH. – Ne vous déconcentrez pas, Géraldine. Partez de ce qui est. Vous avez déjà entendu dire : Quelle gourde ! je n’ai jamais vu une gourde pareille !
GÉRALDINE. – Vous savez, je ne suis pas branchée grande randonnée. Mon truc c’est plutôt les smoothies.
LA COACH. – Ça n’a rien à voir.
GÉRALDINE. – Non, je sais. Gourde, en cinq lettres. Zonne ? Jonne ? Ponne ?... A la fin, ça donne soif, cette histoire. On se prend un petit quelque chose ?
LA COACH. – Encore ? Non, ça suffit ! En vingt minutes, vous m’avez déjà fait goûter framboise vanille, orange banane et pomme abricot.
GÉRALDINE. – Bah, c’est plein de vitamines, les fruits frais.
LA COACH. – Peut-être mais mon mari voit d’un mauvais œil que je passe la soirée aux toilettes. Géraldine, je suis votre coach de sport cérébral, mon objectif c’est de faire de vous une pro des mots croisés ; une winneuse qui remplit sa grille Télé-Star les yeux fermés ; une référence dans le monde très sélect du cruciverbisme.
GÉRALDINE. – Je sais, Anita, mais je n’y arrive pas. Il y a toujours des cases en trop ou des lettres qui se mettent en travers de mon chemin.
LA COACH. – Ça ne fait rien, Géraldine. Tenez, on va passer aux mots fléchés, c’est plus facile. Spécial les boissons de l’été. Ça doit vous inspirer, non ?…
GÉRALDINE. – Ah, chouette !
LA COACH. – Tant mieux.
GÉRALDINE. – La photo : c’est le smoothie bleuet banane, hein ? Tout le monde dit qu’il faut mettre des graines de lin. Mais moi je préfère mettre un peu de pistaches râpées. Pas trop, évidemment. On doit le sentir à peine…
LA COACH. – On attaque par le bas de la grille comme d’habitude.
GÉRALDINE. – Ce qu’il y a avec les bleuets - et ça, pas beaucoup de gens le savent - c’est qu’il faut les mettre dans le blender au dernier moment. Parce que si on les sort trop tôt du frigo, ça perd toute sa saveur.
LA COACH. – J’y penserai. Allez, sorti de l’œuf en deux lettres…
GÉRALDINE. – On peut aussi ajouter du miel, ça donne un côté plus savoureux.
LA COACH. – Géraldine !
GÉRALDINE. – Hein, oui… Pardon, les mots fléchés ! (Elle soupire.)
LA COACH. – Si ça vous ennuie tant que ça, il vaut mieux laisser tomber.
GÉRALDINE. – Ah, ça non ! Aller avouer à belle-maman que je suis nulle en mots croisés, que je ne lui arriverai jamais à la cheville, jamais ! Ça lui ferait trop plaisir, à la vieille bique !
LA COACH. – Mais bon Dieu… Vous vous rendez compte de la situation. On dirait quelqu’un qui voudrait devenir cantatrice…
GÉRALDINE. – Oui ?
LA COACH. – Eh bien, imaginez que sa voix, ce serait ça. (Elle fait grincer ses ongles sur une surface lisse.)
GÉRALDINE. – Aïe, c’est sa voix, ça ?
LA COACH. – Oui. Pardon d’avoir mis vos oreilles à rude épreuve, mais c’était pour mieux vous donner une idée du fossé qui vous sépare de la sphère très prisée des amateurs de mots croisés.
Géraldine fond en larmes.
LA COACH. – Géraldine ! Allons, ne vous mettez pas dans un état pareil ! Je suis sûre que vous allez trouver… Il y a toujours une solution.
GÉRALDINE. – Une solution ?... Oh, je sais ! Anita, je viens d’avoir une idée de génie.
LA COACH. – Aïe.
GÉRALDINE. – Ce qu’il faudrait, c’est un microémetteur comme dans les séries policières. Comme ça, à la prochaine réunion de famille, discrètement quand belle-maman est occupée à touiller dans sa camomille, je chuchote : « vache sacrée en 3 lettres… drame japonais en 2… fleuve parisien en 5… » Et vous me soufflez les réponses.
LA COACH. – Géraldine, vous êtes en train de m’inciter à tricher !
GÉRALDINE. – Oui !
LA COACH. – Vous êtes tombée sur la tête ! Et ma réputation ? Je suis coach en sports cérébraux depuis douze ans et vous voudriez que je bafoue le code d’honneur des cruciverbistes, que je me pervertisse, uniquement pour épater votre belle-mère ?
GÉRALDINE. – Je vous ferais du smoothie tous les jours.
LA COACH. – Il n’en est pas question. (Géraldine recommence à pleurer.) Allons, ce n’est pas la fin du monde. Vous savez quoi ? On va tout reprendre depuis le début, repartir sur de bonnes bases. Et je suis sûre que dans quelques mois,… quelques années,… vous serez…
GÉRALDINE. – Vous croyez ?
LA COACH. – Mais oui.
GÉRALDINE. – Oh, c’est vrai : maintenant que vous le dites, je sens qu’il y a au fond de moi - tout au fond - quelque chose qui ne demande qu’à éclore.
LA COACH. – On va y aller en douceur. Regardez. (Elle sort de son sac un Pif magazine.) Là, horizontalement, il brille dans le ciel, surtout pendant l’été ?
GÉRALDINE. – Le soleil ?
LA COACH. – Bravo, excellent ! Et ici, en trois lettres, on s’y couche pour dormir pendant la nuit ?
GÉRALDINE. – Le lit ?
LA COACH. – Merveilleux, Géraldine. Ça vient; vous sentez que ça vient ?
GÉRALDINE. – Oui.
LA COACH. – Mettez un T au bout du lit, ce sera encore plus joli. (Aparté.) Ce n'est quand même pas gagné !
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Drôles d'oiseaux en liberté
- Par brasseur-vansnick
- Le 18/03/2016
- Dans infos
Aperçus jeudi soir du côté de la Maison de Quartier de l'Allée des Oiseaux à Mons, ces phénomènes ne sont pas dangereux mais leur folie est contagieuse et leur drôlerie irrésistible. Merci à Joachim pour la photo et bravo à vous, la promotion 007 : un groupe encore si neuf et déjà si complice. Voilà le théâtre tel qu'on l'aime : ouvert, multiple, inventif, joyeux... et plein d'avenir.

Et sinon, à propos... Nous devons déjà clôturer les réservations pour le café-théâtre Les Valoristes du 16 avril prochain. Mais nous proposons une seconde représentation : le vendredi 15 avril 2016 (20 h).
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sketch - Qui paie ses dettes
- Par brasseur-vansnick
- Le 11/03/2016
- Dans dialogues
Jojo, entrant. – Ben, dis donc, il t'en faut du temps pour ouvrir !
Steph, qui est allée lui ouvrir tout ensommeillée. – Excuse-moi, mais à minuit vingt je n’attendais plus de visite.
Jojo. – Je viens te réclamer trois euros que tu me dois : c’est la cotisation pour l’anniversaire d’Amanda le mois prochain.
Steph. – Trois euros ?
Jojo. – Trois euros… quatre ou plus ; le pourboire n’est pas inclus.
Steph. – Je vais voir si j’ai de la monnaie. Tu es sûre que ça ne pouvait pas attendre demain ?
Jojo. – Les bons comptes font les bons amis, comme on dit dans ma famille.
Steph. – Je connais. Ah, pas de bol ! je n’ai qu’un billet de dix.
Jojo, le lui arrachant des mains et le glissant prestement dans sa poche. – Ça fera l'affaire.
Steph. – C'est-à-dire que moi, ça m’ennuie...
Jojo. – Ne fais pas tant de façons. Si tu n’as pas de monnaie, je ne vois pas d’inconvénient à arrondir.
Steph. – Oui, enfin là…
Jojo. – J'accepte bien volontiers le témoignage concret de ton amitié...
Steph. – Tant mieux, mais bon !...
Jojo. – ... même si ta façon de souligner lourdement tes gestes de générosité, tes petits airs de dame patronnesse,…
Steph. – Mes petits airs, quoi ?
Jojo. – … tes minauderies grotesques…
Steph. – Mes minauderies grotesques ?
Jojo. – … bref, toute cette simagrée, je dois dire que c’est un peu fatigant.
Steph. – Oh !
Jojo. – Je ne t’en veux pas, hein.
Steph. – Tu es trop bonne.
Jojo. – On ne te refera plus à ton âge… Heureusement, la nature est bien faite : elle a réparé son erreur puisqu'elle m’a placée sur ta route, moi, telle une promesse de rédepmption que l’on n’espérait plus.
Steph. – Çà, à minuit vingt, tu peux le dire !
Jojo. – J’ai fait de toi ma fille spirituelle. Comme ça. Gratuitement.
Steph. – Qu’est-ce que tu entends au juste par gratuitement ?
Jojo. – Ton silence dévoué suffit à me satisfaire.
Steph. – Mon silence dévoué… et mon billet de dix euros.
Jojo, qui s’installe pour dormir. – Un peu de silence ! Je médite.
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juin - Le Petit Chaperon rouge
- Par brasseur-vansnick
- Le 04/03/2016
- Dans infos
Le loup a mangé son Chaperon tout cru. Nous, nous l'accommodons à notre sauce.
Avec le groupe d'atelier théâtre - initiation qui a débuté en septembre 2015, nous préparons un spectacle pour le mois de juin. Au programme : des galettes et des pots de beurre, des mères-grands aux grandes dents, des chevillettes et des bobinettes... Charles Perrault n'a qu'à bien se tenir : nous débarquons avec une version ébouriffante de son fameux conte. Il n'est pas sûr que la mère-grand accepte de se laisser dévorer si facilement, il est peu probable que le Chaperon rouge soit une gamine bien élevée, il est hors de question qu'à la fin, le loup digère tranquillement en roupillant dans un coin de clairière.

Rendez-vous vendredi 3 et samedi 4 juin 2016 (20 h) et dimanche 5 juin 2016 (17 h) à la Maison de Quartier de l'allée des Oiseaux à Mons. Sur scène, une quinzaine de comédiens facétieux, rassemblés dans une vingtaine de sketches qui retracent l'aventure du plus célèbre vêtement de pluie de l'histoire de la littérature.
Charles Perrault. – Quel bon vent vous amène, chère enfant ?
Le Chaperon rouge. – Un bien mauvais vent, monsieur : celui de la discorde et du mécontentement.
Charles Perrault. – Quel est donc ce langage, mon enfant ? Je vois que vous être sortie de votre conte, qui était pourtant bien ficelé, ce me semble.
Le Chaperon rouge. – Bien ficelé ? Vous pouvez parler de ficelle ! C’est moi que vous avez enficellée dans de bien mauvaises postures.
Charles Perrault. – Venons-en au fait. Que puis-je pour vous ?
Le Chaperon rouge. – Refaire tous vos contes... En commençant par moi ; les autres suivront.
Yvan DEDIEU (extrait)
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sketch - Sushis
- Par brasseur-vansnick
- Le 26/02/2016
- Dans dialogues
Elise apporte à Claude un bol.
Claude. – Qu’est-ce que c’est ?
Elise. – Recette traditionnelle du Japon.
Claude. – Ah ah… Qu’est-ce qu’il y a là-dedans ?
Elise. – Du balaou, de la bonite, du chinchard, de la limande-sole, de l’oursin, de la palourde, un peu de seiche, du tobiko, avec du konjac, de l’igname, du chou chinois, quelques algues, comme le konbu et le wakame, le tout assaisonné d’une petite sauce au soja, agrémentée de vinaigre de riz, du wasabi, du yuzukosho et du gingembre.
Claude, tirant du bol un tout petit sushi. – Tout ça pour une si petite chose !
Elise. – Ce n’est pas le sushi qui est trop petit, c’est ta gueule qui est trop grande. Avale !
Claude mange le sushi, fait la grimace et suffoque.
Olivia, qui entre à ce moment. – Monsieur Coquillard ? Qu'est-ce qui vous arrive ?
Claude émet des sons inintelligibles.
Elise. – Ne faites pas attention, Olivia, il fait l’andouille comme d’habitude.
Olivia. – On dirait du japonais.
Elise. – Il dit qu’il en reprendrait bien une miette. (Claude gesticule, désespéré.) Je retourne en cuisine parce que j'en ai pour une bonne demie-heure de préparation.
Claude, à bout de souffle. – Eh bien, il y a de quoi filer au centre antipoison ! On comprend pourquoi le drapeau japonais a un gros bouton rouge au milieu du visage.