Les actus
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Le Dindon
- Le 27/11/2015
- Dans infos
Le G Théâtre a monté cet automne Le Dindon, un vaudeville délirant de Georges Feydeau. Sandrine faisait partie de la distribution et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle s’est éclatée. Elle tenait le rôle de Maggie, la maîtresse anglaise un tantinet envahissante. À ses côtés, on a retrouvé avec plaisir un ancien participant de notre atelier : Logan Lenclu (promotion 01, Les MonsQuetaires) dans le rôle du groom atteint d’une terrible crise de… puberté, puis dans celui du commissaire espagnol (Caramba!).
Si vous avez manqué ce spectacle, sachez qu’il y a une reprise programmée le samedi 20 février 2016 au Centre Culturel de Dour. Ci-dessous, vous trouverez quelques-unes des très belles photos prises par Johan Dehon (promotion 03, Le Pactole / promotion 04, Bibliothèque), dont vous pouvez aussi admirer le talent sur le web : www.dphotography.be.
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PlayLab - Corde à sauter
- Le 20/11/2015
- Dans dialogues
Devant la caméra, Julie saute à la corde. La réalisatrice, hors champ, observe la scène, prête à intervenir.
Julie. – « Fini la constipation et les ballonnements. Avec Pettovan, je saute de joie comme avant. »
La réalisatrice. – Coupez !... Julie, c’était bien. Mais on ne sent pas assez la joie. On doit voir sur ton visage que Pettovan t’a vraiment libérée d’un poids. Tu vois ce que je veux dire ?
Julie. – Oui, oui.
La réalisatrice. – Bon, on la refait. Attention, moteur. Clap Pettovan, cinquante-deuxième.
Julie. – « Fini la constipation et les ballonnements. Avec Pettovan, je saute de joie comme avant. »
La réalisatrice. – Coupez !... Non, ce qu’il y a c’est que c’est la Julie avec son côté femme rangée que j’entends. Et ce que je veux, moi, c’est la Julie qui retrouve ses instincts de petite fille de huit ans qui s’éclate avec sa corde à sauter.
Julie. – « … de huit ans », okay.
La réalisatrice. – Tu comprends la philosophie du truc : Pettovan ce n’est pas seulement un laxatif, c’est carrément un élixir de jeunesse.
Julie. – Ah ouais, d’accord.
La réalisatrice. – On reprend. Pettovan, cinquante-troisième.
Julie. – « Fini la constipation et les ballonnements. Avec Pettovan, je saute de joie comme avant. Youpee ! »
La réalisatrice. – Coupez !... Julie, j’ai dit un élixir de jouvence, je n’ai pas dit une pilule d’ecstasy. Alors, tu laisses tomber les youpee, les yéyé et autres pou pou pidou, tu t’en tiens au texte. – Et mets un peu plus de tonus dans ton coup de poignet, parce qu’on voit que tu mollis.
Julie. – Ah, pardon. Je vais essayer.
La réalisatrice. – C’est ça. Essaye. On y retourne. Moteur ; Pettovan, cinquante-quatrième.
Julie. – « Fini la constipation et les ballonnements. Avec Pettovan... » (Elle trébuche dans la corde.) Et merde !
La réalisatrice. – Stop ! Coupez, coupez, coupez !... Julie, qu’est-ce que tu me fais ? Tu as vu comment tu sautes ? On dirait une vache. C’est aux éleveurs bovins qu’on va pouvoir fourguer du Pettovan !
Julie. – Ah oui ? Eh bien tu sais quoi, tu peux te le foutre au cul ton Pettovan. (Elle part.)
La réalisatrice. – Au cul ? Mais… c’est un traitement par voie orale.
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PlayLab - l'argument
- Le 13/11/2015
- Dans infos
Et si le théâtre était un jeu ?
Un jeu qui permet à quelques copains de se retrouver un soir par semaine, d’oublier les tracas quotidiens, de s’inventer des délires, et puis de venir partager ses instants de complicité et de rigolade avec un public d’amis, de parents, de collègues, de connaissances…

Avec PlayLab, on s’est lancés dans une entreprise un peu expérimentale. Comme une recette de cuisine qu’on réinventerait à notre sauce. On a mis là-dedans des jeux, des sketches, des chansons… Le tout mixé et mijoté pour le public, invité à mettre lui aussi la main à la pâte. Sur scène, l’équipe est composée de onze camarades, unis par les nombreux fous-rires qui ont animé les séances d’atelier depuis le mois de janvier dernier.
Le thème des jouets nous convient merveilleusement bien. Il nous ramène à cette insouciance enfantine qui nous manque tellement dans la vie quotidienne et que le jeu théâtral nous permet de retrouver le temps d’une soirée ! Si PlayLab raconte de folles histoires de yoyos, de frisbees, de Lego, de cerfs-volants, cela touche aussi finalement à notre besoin de légèreté, à notre quête de liberté et de fantaisie.

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PlayLab - Tamagotchi
- Le 08/11/2015
- Dans dialogues
Charlotte. – Je me souviens… Quand j’avais six ans, j’avais un tamagotchi. Kiwi, je l’avais appelé. Qu’est-ce qu’il me faisait rire, avec ses petits bruits comiques !
La psy. – Vous l’aimiez beaucoup.
Charlotte. – Oh oui ! (Elle éclate en sanglots.)
La psy. – C’est bien, laissez venir. Il y a des mouchoirs ici; tenez. ... Dites-moi ce qui s’est passé.
Charlotte. – Un jour, je l’ai oublié chez mon père. Et ce salaud l’a laissé crever de faim.
La psy. – De là votre croyance que les hommes représentent un danger potentiel pour ce qui vous est cher et votre besoin compulsif de placer des pièges-à-bites partout autour de votre appartement.
Charlotte. – Il l’a tué !... Il a tué mon Kiwi !... Le salaud !
La psy. – Reprenez un mouchoir, ça va aller… (À part :) Foutus jouets japonais : on savait bien que ça nous préparait des générations de timbrés.
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PlayLab - la préparation
- Le 30/10/2015
- Dans infos
Il reste un mois avant le grand show. Autant dire que les travaux de préparation vont bon train. Ça bosse, ça bosse ! vous ne pouvez pas imaginer. On ne ménage pas nos efforts et c’est dans la sueur et dans le sang que nous peaufinons nos jeux et nos sketches… (Enfin, c’est plutôt dans les perruques et les costumes à paillettes, pour dire la vérité toute vraie !)

Despina - Roberto - Jérémie - Harriet - Alicia
Zoé - Magalie - Nathalie
Hier encore, jeudi, jour de notre séance hebdomadaire, l’équipe était à pied d’œuvre pour le shooting photo, une étape utile autant qu'agréable dans la préparation du spectacle. Pour le reste, ça avance bien : les textes sont déjà presque tous mémorisés et les jeux en bonne voie d’être au point. Il nous reste à investir ce vaste espace que nous offre la grande salle de la Maison de Quartier de Mons. Une belle chance, mais aussi un challenge pour les cordes vocales et pour la disposition scénique !

Zoé - Nathalie
PlayLab s’annonce bien. Ce spectacle conçu comme une soirée de détente, en interaction avec le public, réserve aux spectateurs beaucoup de surprises, de jeux, de chansons et de rires. Dans le riche foisonnement d’idées, on fait un petit tri, on termine de tout goupiller, on huile bien la machine... et la fête sera mémorable !

Alicia - Despina
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PlayLab - Toupie
- Le 23/10/2015
- Dans dialogues
Valérie. – Ma chère Sonia, nous voilà de nouveau à l’antenne à l’occasion de ce 32e tournoi interrégional de lancer de toupie. Avec en ce moment même un très beau départ de la toupie challenger de l’écurie Popaul.
Sonia. – Oui Valérie. C’est une performance que je qualifierais, en effet, de très aboutie. Tant d’un point de vue du style que du point de vue de la tournure des choses.
Valérie. – Exactement. Puisque, comme on le voit à l’écran, la toupie continue de tourner. Alors, justement, ma chère Sonia, on pourrait faire le point peut-être pour les spectateurs qui nous rejoignent et qui ne seraient pas familiers de ce… de ce sport, - n’ayons pas peur des mots, puisque le lancer de toupie est classé officiellement parmi les sports. Sonia, en deux mots, le principe de la compétition ?
Sonia. – Eh bien, donc, Valérie, il s’agit pour la toupie de tourner sur son axe dans un mouvement – pourrait-on dire – giratoire. On entend parfois : mouvement rotatif. Ce qui à mon sens est discutable, mais je ne veux pas polémiquer ici.
Valérie. – Ce n’est pas l’endroit.
Sonia. – Ce n’est pas l’endroit, comme vous dites. Et donc, globalement, la toupie doit pivoter sans discontinuer sur sa pointe en retardant le plus possible le moment où elle va vaciller, perdre l’équilibre et finalement s’abattre brutalement sur le flanc.
Valérie. – Voilà. Et tandis que nous parlons, la toupie de Popaul offre, je crois qu’on peut d’ores et déjà le dire, une prestation de très haut niveau.
Sonia. – Oui, la toupie de Popaul est dans une forme exceptionnelle. Elle tourne avec une belle constance dans le sens anti-horloger.
Valérie. – On sent une détermination sans faille. Elle sait où elle va, et elle y va.
Sonia. – Ça tourne, ça tourne toujours, ça continue de tourner… On vit là un grand moment dans l’histoire du lancer de toupie. C’est un spectacle assez unique… Quasi hypnotique…
Valérie. – … Voire un peu chiant sur les bords.
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PlayLab - Bulles
- Le 16/10/2015
- Dans dialogues
Une femme (Une) fait des bulles de savon, tranquillement installée. Arrive une seconde femme (Deux), qui s’installe à côté d’elle et se met elle aussi à faire des bulles. Malaise. La deuxième femme calque ses mouvements sur la première, qui marque une exaspération croissante.
Une. – Excusez-moi.
Deux. – Oui ?
Une. – Excusez-moi, est-ce que vous pourriez arrêter de faire tout ce que je fais ? Ça me gâche mon plaisir.
Deux. – Ah ?
Une. – Merci.
Deux. – Je ne m’étais pas rendu compte. Pardon. Je vous ai vue, là au soleil. Vous aviez l’air si heureuse. Ça m’a donné envie. Et puis, en vous regardant faire des bulles, je me suis dit que moi aussi…
Une. – Eh bien, faites des bulles si ça vous plaît. Simplement vous pourriez aller là-bas, plus loin. Ailleurs, quoi !
Deux. – Vous me méprisez, n’est-ce pas ?
Une. – Pardon ?
Deux. – Oui, je vois bien que vous me méprisez. Oh, je peux comprendre : c’est grotesque d’imiter les gens.
Une. – Mais arrêtez, je n’ai pas dit ça.
Deux. – Déjà quand j’étais petite, je voulais avoir tout ce que les autres avaient, faire tout ce que les autres faisaient. Aucune personnalité. Et pourtant, si vous saviez comme je voudrais avoir des idées originales. Donner à quelqu’un l’envie de faire comme moi. Ah çà !… Mais je n’y arrive pas.
Une. – Vous vous rabaissez inutilement.
Deux. – Oh non, je m’en rends bien compte. Tenez, tout à l’heure encore, mes bulles ressemblaient cruellement aux vôtres.
Une. – Bien sûr, mais…
Deux. – De pâles copies, presque des caricatures !
Une. – N’exagérez pas. Moi j’ai trouvé vos bulles… très réussies.
Deux. – Vous dites ça pour me consoler mais je sais qu’au fond vous ne le pensez pas vraiment.
Une. – Mais si, voyons ! Vos bulles ont une beauté… toute personnelle.
Deux. – Vous croyez ?
Une. – Elles reflètent votre fragilité… votre sensibilité si désarmante…
Deux. – Comme vous semblez me comprendre. J’aimerais tant que ce soit vrai.
Une. – Mais c’est vrai ! Allons, soufflez encore un peu. Refaites-moi quelques jolies bulles.
Deux. – Je n’oserais plus.
Une. – Allez-y, je vous le demande.
Deux. – Alors seulement pour vous faire plaisir. (Elle fait timidement quelques bulles.)
Une. – Eh bien, vous voyez. Celle-là, cette petite dernière, elle est toute mignonne. Toute originale. Personne d’autre que vous n’aurait pu la faire, elle est votre œuvre.
Deux. – Oh, mince alors. Et moi qui la laisse filer.
Une. – Vous en ferez d’autres. Autant que vous voudrez ! (Elle s’en va.)
Deux. – Vous partez ?
Une. – J’ai rendez-vous chez le dentiste.
Deux. – Je peux venir avec vous ? (Elle la suit.)
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PlayLab - Rubik's Cube
- Le 02/10/2015
- Dans dialogues
L’un. – Le gars qui a créé le Rubik’s Cube, en fait, bon, qu’est-ce qu’il a voulu dire ?
L’autre. – Qu’est-ce qu’il a voulu dire ?
L’un. – Ouais, il a voulu transmettre un message à l’univers. Genre une philosophie, tu vois.
L’autre. – Carrément ?
L’un. – Carrément ! Parce que toi, tu es là en train d’essayer de remettre le blanc avec le blanc, le vert avec le vert, le rouge avec le rouge…
L’autre. – Le jaune avec le jaune…
L’un. – Mais le Rubik’s, lui, ça le fait marrer. Il n’a pas peur, le Rubik’s, il se fout de ta gueule.
L’autre. – Dis donc, faut qu’il se calme !
L’un. – Parce que, dis-toi bien : même avec un côté tout blanc, puis un autre tout vert, puis un autre tout jaune, le Rubik’s Cube, ben il continue à servir à que dalle... Et c’est ça qui est fort !