Articles de brasseur-vansnick
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TdM - Sandrine Vansnick
- Par brasseur-vansnick
- Le 28/11/2018
- Dans infos
« Sur scène, je me donne à fond. »
rencontre avec Sandrine Vansnick
A l’approche de notre café-théâtre Tranches de Maillard (les 7, 8 et 9 décembre 2018), l’équipe évoque ce café-théâtre et explique ce qui amène chacun à faire du théâtre. Voici Sandrine Vansnick, co-animatrice de l'atelier théâtre et comédienne dans ce spectacle.
Sandrine est arrivée très jeune au théâtre. « Le théâtre amateur, explique-t-elle, c’est un théâtre qui ne se prend pas la tête, ouvert à tous ; chacun peut y trouver un chemin d’épanouissement. C’est un très bon moyen d’expression. Grâce au jeu théâtral, on expérimente, on se dépasse, on explore toutes les émotions qui nous habitent. »Sandrine, à quel âge as-tu commencé à participer à un atelier ?
Onze ans environ. On montait des spectacles de danse et de théâtre, avec décors, costumes, musiques, lumières, affiches… Pour une troupe de village, ce n’était pas rien. C’est Yvan Vanaise, notre metteur en scène, qui écrivait tous les textes. On donnait souvent nos représentations au Théâtre de Binche ; on a même eu la chance d’aller interpréter un spectacle au Centre d’Auderghem (Bruxelles), devant la princesse Paola. C’est des souvenirs passionnants !
Qu’est-ce qui te motive aujourd'hui encore à faire du théâtre ?
C’est une façon d’extérioriser des émotions fortes que j’ai en moi et que je ne peux exprimer ni dans ma vie privée ni dans ma vie professionnelle. J’aime aussi le côté un petit peu transgressif du théâtre. Dire des gros mots, par exemple. Le théâtre me donne une raison d’exister. Je n’ai pas peur du ridicule, j’aime bien faire rire les gens et l’atelier théâtre m’offre l’opportunité d’incarner toutes sortes de personnages.
Le spectacle Tranches de Maillard est monté par le 11e groupe d’atelier initiation de l’ATO. Qu’est-ce qui t’a particulièrement marqué dans cette nouvelle aventure ?
La promo 11, c’est un groupe qui a proposé beaucoup d’idées pendant les mises en scène. Jérémie, le metteur en scène, donnait des pistes et les participants n’avaient pas peur de dire: « Oh, ce serait bien si lui, il faisait ça… si elle, elle faisait ça… et ça, et ça… » Je ne compte plus le nombre de fous rires qu’on a eus.
Quelles sont les qualités qui te semblent les plus importantes pour monter sur scène ?
D’abord, cela exige un peu de disponibilité car il faut être présent aux répétitions et il y a aussi du travail chez soi : étudier son texte et sa mise en scène, chercher ses costumes et ses accessoires, éventuellement se voir avec ses partenaires pour répéter. Et puis, il faut avoir envie de s’amuser, de s’ouvrir aux autres : c’est un sport d’équipe, il ne faut pas tirer la couverture rien qu’à soi. Au contraire, il faut s’entraider sur scène et en coulisses. Au théâtre, on se met vraiment à nu : même si on se cache derrière des personnages, c’est quand même nous.
Quelle est l’étape de la vie qui suscite chez toi la plus grande nostalgie ?
Mon mariage : être la reine de la journée, être remplie d’espoirs, porter une belle robe… Quand je vois des jeunes qui sont dans la préparation de leur mariage, ça me donne envie de recommencer. Pourtant, la préparation ce n’est pas toujours drôle mais quand on se souvient de son mariage, on ne retient que les bons côtés. Mon mariage, ça reste quand même un des plus beaux jours de ma vie.
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TdM - Christelle Pardon
- Par brasseur-vansnick
- Le 23/11/2018
- Dans infos
« Sur scène, il faut de l'autodérision. »
rencontre avec Christelle Pardon
A l’approche de notre café-théâtre Tranches de Maillard (les 7, 8 et 9 décembre 2018), les comédiens se confient sur ce spectacle et ce qui les pousse à faire du théâtre. Voici Christelle Pardon.
Christelle est arrivée à l’Atelier Théâtre des Oiseaux en mars dernier. Enfant, Christelle a fait de la danse classique à Binche. « Tous les deux ans, raconte-t-elle, on participait à un spectacle avec ceux qui faisaient du théâtre. Je trouvais ces spectacles magnifiques, moitié danse moitié théâtre. Et les dernières créations ont été présentées dans le théâtre de Binche qui venait tout juste d'être restauré. J'étais émerveillée. »Christelle, est-ce que tu partages des points communs avec Coline, le personnage du spectacle ?
Oui, j'aime mon rôle de kiné en maison de retraite. C'est très proche de ce que je vis chaque semaine quand je donne cours d'aquagym à des personnes qui ont eu un problème cardiaque. J'aime aussi beaucoup quand Coline raconte son rendez-vous amoureux raté à sa meilleure amie. Je suis contente d'être en couple depuis un long moment et de ne plus avoir ce genre de déboires.
Qu’est-ce qui te motive à faire du théâtre ?
J'ai toujours eu envie d'en faire sans jamais me donner l'occasion et puis un jour je me suis lancée. Faire rire les gens et prendre beaucoup de plaisir, ce sont mes principales envies.
Qu’est-ce que le théâtre t’a appris d’inattendu ?

Je ne pensais pas avoir autant de mal à mémoriser un texte avec exactitude. Je suis trop souvent dans l'impro en solo. Ici, je dois apprendre à donner la réplique à des partenaires et je trouve que c'est un beau challenge pour moi.
Quelle qualité te semble importante pour monter sur scène ?
L'autodérision.
Quelle est l’étape de la vie qui suscite chez toi la plus grande nostalgie ?
Toutes les étapes ont leurs richesses !
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TdM - Sonia Zeghers
- Par brasseur-vansnick
- Le 21/11/2018
- Dans infos
« Un défi relevé à 50 ans »
rencontre avec Sonia Zeghers
A l’approche de notre café-théâtre Tranches de Maillard (les 7, 8 et 9 décembre 2018), les comédiens se confient sur ce spectacle et ce qui les pousse à faire du théâtre. Voici Sonia Zeghers.
Sonia est arrivée à l’Atelier Théâtre des Oiseaux en mars dernier. Pour ce spectacle, elle a écrit trois sketchs : Coline et Ilda ; À la salle de sport ; Coline grand-mère.Sonia, avais-tu déjà fait du théâtre avant de participer à l'atelier ?
Oui, en 3e secondaire, nous avons joué une partie du Bourgeois Gentilhomme de Molière, je tenais le rôle du maître d'armes. En 4e secondaire, nous avons présenté une pièce entière, L’Éventail de Goldoni. J’interprétais le fiancé, encore un rôle d'homme ! À l'époque, j’avais un côté garçon manqué. Mon papa - qui était instituteur, directeur d'école et éducateur en fin de carrière - était un passionné de théâtre et de cinéma amateur en Super 8 (il mettait en scène ses fils avec scénario !), jouait des pièces de boulevard telles que J'y suis, j'y reste (de Raymond Vincy et Jean Valmy) ou Du vent dans les branches de Sassafras (de René de Obaldia). Naturellement, j'ai toujours été attirée par les pièces diffusée à la télévision dans l'émission Au théâtre ce soir.
Qu’est-ce qui te motive à faire du théâtre ?
C’est une envie que je gardais depuis mon expérience à l'école. A l'aube de mes 50 ans (j'ai commencé l'ATO en mars et j'ai eu 50 ans en août), je voulais relever ce défi : jouer en public, passer au-delà de la peur, retenir un texte.
Qu’est-ce que le théâtre t’a apporté d’inattendu ?
Je me suis essayée à écrire trois scènes, c’était inattendu pour moi de me lancer dans l'écriture... Le théâtre m’a également apporté de belles rencontres. Et puis, ça m'a donné la possibilité de "jouer quelqu'un d'autre". Et des souvenirs aussi : le plus marquant jusqu'à présent, ce sont les marionnettes créées par Justine. Je les trouve absolument géniales !
Est-ce que tu as des affinités avec Coline, le personnage du spectacle ?

Le point commun que je partage avec elle, c'est son surnom : "Manou". En effet, je suis grand-mère par alliance depuis l'âge de 29 ans et mes petits-enfants m'appellent comme ça.
Imagine ce que pourrait être ta vie si tu avais un frère jumeau, une sœur jumelle...
Cadette d'une famille de six enfants dont 5 garçons, ma préférence irait pour une sœur jumelle. Nous aurions tout fait à deux et à l'heure actuelle nous nous occuperions ensemble de notre vielle maman.
Quelle est l’étape de la vie qui suscite chez toi la plus grande nostalgie ?
Avant l'accident de voiture de mon frère aîné en 1985, nous avions très souvent des réunions de famille chez l'un ou l'autre qui se terminaient en soirée dansante.
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TdM - Joseph Cau
- Par brasseur-vansnick
- Le 16/11/2018
- Dans infos
« Une parenthèse enchantée dans le quotidien »
rencontre avec Joseph Cau
A l’approche de notre café-théâtre Tranches de Maillard (les 7, 8 et 9 décembre 2018), les comédiens se confient sur ce spectacle et ce qui les pousse à faire du théâtre. Voici Joseph Cau.
Joseph est arrivé à l’Atelier Théâtre des Oiseaux en 2017. Il a participé à la création du café-théâtre Faut te faire un dessin ? (décembre 2017), puis aux spectacles La Grande Tourterie (mars 2018) et Fête foraine (octobre 2018) avant de rejoindre le groupe de Tranches de Maillard. Pour ce spectacle, Joseph a écrit un grand nombre de sketchs : Colin et Coline à la télé ; Bébé n’est pas content ; Recrutement militaire ; Dernière demeure ; Adolescence difficile ; Vie à la maison de retraite ; Bal de village.Joseph, toi, tu as eu la chance de travailler dans le monde du spectacle…
Oui, j’ai été machiniste dans les années ’70 : je montais et démontais les décors au Théâtre de Mons. J’ai eu l’occasion de découvrir un monde à part ! J'ai rencontré des acteurs, des chanteurs, des comédiens : je les ai côtoyés de près et avec certains d’entre eux, j’ai partagé un petit moment de rire et de détente. Ah oui, j’ai aimé ça énormément !
Qu'est-ce qui t'a marqué dans la préparation de ce spectacle ?

J’ai été impressionné de voir Justine et Michel se lancer dans l'aventure : un père et sa fille qui viennent faire du théâtre ensemble !...
C'est quoi, pour toi, faire du théâtre ?
C’est une remise à l’heure des pendules de la vie. Ça me va car j’ai un côté enfant et, malgré mon âge, je ne suis pas près de le perdre. Quand on fait du théâtre, rien n’est jamais acquis, tout est possible. Et quand on monte sur scène, il faut s’abandonner soi-même et n’avoir qu’une seule envie : donner !
Qu’est-ce qui te motive à faire du théâtre amateur ?
Le défi, l’originalité, l’adrénaline du spectacle, les rencontres… Ce qui est important à mes yeux, c’est le fait de faire groupe… la camaraderie. Quand je regarde le résultat de notre shooting du 6 septembre dernier, je me dis que toutes ces photos sont réussies parce qu’elles montrent l’essentiel : le plaisir que nous avons eu à les prendre.
Imagine ce que pourrait être ta vie si tu avais un frère jumeau...
On a déjà parfois du mal à me suivre : heureusement qu’on n’est pas deux !
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TdM - Michel Legrand
- Par brasseur-vansnick
- Le 14/11/2018
- Dans infos
« C’est aussi un retour à l’enfance. »
rencontre avec Michel Legrand
A l’approche de notre café-théâtre Tranches de Maillard (les 7, 8 et 9 décembre 2018), les comédiens se confient sur ce spectacle et ce qui les pousse à faire du théâtre. Voici Michel Legrand.
Michel est arrivé à l’Atelier Théâtre des Oiseaux en février dernier. Pour ce spectacle, il s’est lancé dans l’écriture théâtrale, il a produit pas moins de six sketchs : Naissance ; Pot de retraite ; Visite au home ; Colin, syndicaliste ; Rentrée des classes ; Funérailles de Colin.Michel, qu’est-ce qui te motive à faire du théâtre ?
Incarner un personnage, c’est se l’approprier dans sa globalité. Lui inventer des mimiques, des attitudes… tout en le respectant. C’est, en fait, s’autoriser un changement d’identité, se glisser dans la peau d’un autre et n’être plus soi-même durant le temps d’un spectacle. Et puis, c’est aussi un retour à l’enfance, cette période de la vie où l'on est astronaute avant de se transformer en justicier, en champion cycliste ou en gangster au gré des histoires qu’on s’invente. C’est un moment de magie dans notre vie d’adulte. Une pause bonheur.
Qu’est-ce que le théâtre t’a apporté d’inattendu ?
Tellement de choses, en fait ! Mais plutôt une confirmation : j’adoooore ! Ces échanges sont riches et heureux. Toute la période ‘improvisations’ est également révélatrice de la personnalité de chacun. C’est parfois stupéfiant de constater que chacun - à des degrés divers et à son propre rythme - est capable d’un ‘lâcher prise’ tellement agréable et indispensable pour entrer dans le personnage convenu mais tellement peu évident au départ de l’aventure.
Quelles sont les qualités qui te semblent les plus importantes pour monter sur scène ?
Comme je n’avais aucune expérience avant cet atelier théâtre, il m’est bien compliqué de déterminer les qualités essentielles mais de par mon ‘petit’ vécu, je dirais que c’est un savant mélange entre plusieurs choses : la rigueur et la persévérance dans l’étude des textes et le respect de la mise en scène, le plaisir de partager la scène avec les partenaires de jeu, la gestion du stress et donc la capacité de décontraction afin de se libérer et de donner le meilleur.
Quelle est la tranche de vie qui suscite chez toi la plus grande nostalgie ?
La période 'fin d’adolescence / début de vie d’adulte' reste la tranche de vie la plus riche pour moi. Je parlerais même de ‘tranches de cake’ mordue à pleines dents. Beaucoup de joies, de fêtes et d’insouciance, la construction de la vie amoureuse. Les choix de vie et de carrière. Tellement d’événements sérieux et importants…
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TdM - Jérôme Dupont
- Par brasseur-vansnick
- Le 09/11/2018
- Dans infos
« Ça m’a plu ; je suis de retour ! »
rencontre avec Jérôme Dupont
A l’approche de notre café-théâtre Tranches de Maillard (les 7, 8 et 9 décembre 2018), les comédiens se confient sur ce spectacle et ce qui les pousse à faire du théâtre. Voici Jérôme Dupont.
Jérôme Dupont est arrivé à l’Atelier Théâtre des Oiseaux en 2017. Il a participé à la création du café-théâtre Faut te faire un dessin ? (ATO – décembre 2017). Après une courte pause, il a rejoint l’équipe des comédiens qui préparent Tranches de Maillard.Jérôme, avant de te lancer dans le théâtre amateur, quelles expériences marquantes avais-tu du théâtre ?
Eh bien, quand j’étais en maternelle, j’ai eu l’occasion de faire un rôle très intéressant… celui d’un arbre. Plus sérieusement, c’est la deuxième expérience au sein de cet atelier... Je suis de retour, c’est que ça m’a plu !
Qu’est-ce qui te motive à faire du théâtre ?
Le fait de rencontrer des gens, de pouvoir se libérer de la pression du quotidien en oubliant nos soucis dès que nos pieds sont posés sur scène. La joie et l’excellente entente entre comédiens. Et surtout, les fous rires très, très récurrents !
Quelle qualité te semble nécessaire pour monter sur scène ?
En fait, la seule chose qu’il faut c’est quelques secondes de courage... juste quelques secondes, pas plus ! Pour aller des coulisses jusqu'à la scène... et c’est tout ! Le reste, c’est à la portée de tout le monde... avec le plaisir évidemment.
Imagine ce que pourrait être ta vie si tu avais un frère jumeau, une sœur jumelle.
Tout simple : mon frère jumeau, ma sœur jumelle ferait du théâtre avec moi et on se retrouverait sur scène ensemble, non ?
Quelle est l’étape de la vie qui suscite chez toi la plus grande nostalgie ?
Ah ça, c’est facile ! Les premières rencontres amoureuses, lorsqu’on est jeune évidemment ! La découverte de l’amour, du désir d’être aimé, des premiers ‘Je t’aime’. Toute cette période est magique et rend parfois nostalgique.
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TdM - Justine Legrand
- Par brasseur-vansnick
- Le 07/11/2018
- Dans infos
« Oublier totalement qui nous sommes »
rencontre avec Justine Legrand
A l’approche de notre café-théâtre Tranches de Maillard (les 7, 8 et 9 décembre 2018), les comédiens se confient sur ce spectacle et ce qui les pousse à faire du théâtre. Voici Justine Legrand.
Justine est arrivée à l’Atelier Théâtre des Oiseaux en février dernier. Pour ce spectacle, elle a écrit deux sketchs : Rendez-vous amoureux et Le mariage de Colin. Justine aime également bricoler et elle est sacrément douée : elle a confectionné quatre marionnettes désopilantes pour le sketch Rentrée des classes.Justine, comment t’es-tu lancée dans cette aventure ?
J’ai fait du théâtre lorsque j’étais enfant, j’ai toujours dit que je recommencerais un jour. C’était loin d’être au programme cette année mais mon papa souhaitait commencer le théâtre et je me suis dit que je ne pouvais pas ne pas me joindre à lui… Je me suis lancée afin de partager ces moments avec lui, de m’amuser tout simplement et d’avoir une belle complicité.
Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?
Ce que j’ai trouvé dans cet atelier théâtre, c’est une belle brochette de personnalités toutes différentes, des personnes que je souhaite retrouver chaque semaine, un metteur en scène que je trouve extrêmement doué, des jeudis durant lesquels je m’éclate. J’ai découvert que se déguiser n’était pas forcément source de ridicule ; ça a toujours été un calvaire pour moi et au final, je commence à apprécier ces transformations.
Quelles sont les qualités qui te semblent les plus importantes pour monter sur scène ?
Je pense qu’en montant sur scène, il est important d’oublier totalement qui nous sommes. Il faut rentrer dans le rôle, imaginer ce que le personnage pourrait voir, entendre, sentir et comment il réagirait. Nos propres réactions doivent s’effacer pour laisser place à celles du personnage. Ce n’est pas forcément facile mais je trouve très enrichissant de pouvoir vivre, l’espace de quelques instants, dans la peau de quelqu’un d’autre.
Quelle étape de la vie suscite chez toi la plus grande nostalgie ?
C’est très certainement l’enfance. La période où je jouais avec mes Barbies, mes poupées, où je me créais mes propres histoires : tout était beau, tout était rose. Les problèmes d’adultes étaient loin, bien loin. Je ne voyais pas le malheur du monde. L’enfance et l’innocence me manquent donc un peu.
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TdM - Caroline Bachelart
- Par brasseur-vansnick
- Le 02/11/2018
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Comédienne depuis les premières fancy-fairs
rencontre avec Caroline Bachelart
A l’approche de notre café-théâtre Tranches de Maillard (les 7, 8 et 9 décembre 2018), nous allons évoquer ce spectacle avec les comédiens et découvrir ce qui les motive à faire du théâtre. C'est Caroline Bachelart, notre petit clown, qui ouvre le bal.
Caroline est arrivée à l’Atelier Théâtre des Oiseaux en janvier 2017. Elle a participé à la création du café-théâtre Faut te faire un dessin ? (ATO – décembre 2017) et au spectacle La Grande Tourterie (ATO – mars 2018), avant de rejoindre l'équipe de Tranches de Maillard (promotion 11/2018). Pour ce spectacle, elle a écrit un sketch, Le délirium de Colin.Caro, avant de te lancer dans le théâtre amateur, quelles expériences marquantes avais-tu du théâtre ?
Déjà toute petite, j’adorais arpenter les planches. La fancy-fair de l’école était toujours un grand événement pour moi. Je me souviens très bien qu'une fois, j’ai mimé un cordonnier sur la chanson Il changeait la vie de Jean-Jacques Goldman : « C'était un cordonnier sans rien d' particulier ». Je me vois encore avec mon tablier, mon petit marteau… et la godasse que j’étais allée emprunter au cordonnier. Comme spectatrice, depuis bientôt 15 ans, j’attends chaque année avec impatience la Revue au Théâtre Royal des Galeries (Bruxelles). C'est toujours un bon moment de plaisir et de détente. Au programme : satire politique, parodies et chansons sur l’actualité belge.
Est-ce que tu partages des points communs avec Coline, le personnage du spectacle ?
Son rendez-vous amoureux me rappelle mon premier rencart : une vraie catastrophe ! Rien que d'y penser, j'en rigole encore. Mais je me retrouve également dans ce personnage quand Coline apprend qu’elle va devenir grand-mère : je connais ça, moi aussi.
Qu’est-ce qui te motive à faire du théâtre ?
Faire du théâtre, ça me donne plus de détermination, ça enrichit ma créativité par le biais de l'improvisation même si j'ai toujours autant de mal. Pour monter sur scène, il faut être passionné mais il faut aussi de la rigueur, du sérieux et de la persévérance. On doit être à l'écoute et en parfaite harmonie avec son groupe.
Qu'est-ce qui t'a particulièrement marqué dans cette aventure ?
Notre shooting photo, le 6 septembre dernier, nous a permis de mieux nous connaître et de nous laisser aller dans nos délires. J’aime cette photo où on apparaît à trois, avec Justine et Sonia. On pourrait noter en-dessous : Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite.
Imagine ce que pourrait être ta vie si tu avais un frère jumeau.
Ouh là là, c'est dur d'imaginer ça ! J’ai l’impression que nous aurions une relation fusionnelle. Quand je vois Colin et Coline petits vieux sur l’affiche du spectacle, j’imagine qu’ils se disent : « On s'est chamaillés comme chien et chat mais quoi qu'il arrive on passera nos vieux jours ensemble. »
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TdM - l'équipe
- Par brasseur-vansnick
- Le 31/10/2018
- Dans infos
Tranches de Maillard
l'équipe
Sandrine Vansnick | Justine Legrand | Sonia Zeghers | Caroline Bachelart | Christelle Pardon
Jérôme Dupont | Joseph Cau | Michel Legrand
Jérémie Brasseur
(photo 06-09-2018 à la Maison de Quartier)
« J'ai juste eu les cinq secondes du retardateur pour sauter sur les genoux de Jérôme, Joseph et Michel. Mais ça va, ils ne semblent pas trop souffrir. C'est peut-être un peu macho les hommes assis (et couché) et les femmes debout derrière mais les grands sourires font tout pardonner. » (Jérémie Brasseur, metteur en scène)
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Tranches de Maillard
- Par brasseur-vansnick
- Le 26/10/2018
- Dans infos
7 / 8 / 9 décembre 2018
Tranches de Maillard
le nouveau café-théâtre de l'Atelier Théâtre des Oiseaux
Connaissez-vous Colin et Coline Maillard ? Non ? Vous n’avez pas cette chance ?... Ce n’est pas irrémédiable : venez assister à notre prochain spectacle, ça comblera toutes vos lacunes. Les jumeaux Maillard, c’est une naissance retentissante, une enfance récalcitrante, une adolescence turbulente, des vies sentimentales méritantes… et une vieillesse encore bien pétulante.Accompagnez nos deux héros depuis la salle d’accouchement jusqu’à leur dernière demeure (et même dans l’au-delà, il y fait si beau !) : une épopée en 21 sketchs : 21 tranches de vie cocasses où la raison souvent s’égare mais où fusent çà et là d'impayables traits d’esprit.
Espiègle et joyeusement facétieux, le nouveau spectacle de l’atelier d’initiation au théâtre (promotion 11) vous emportera - au gré de ses divagations anachroniques - d’une étape de la vie à une autre. C’est burlesque, clownesque, fantasque, carnavalesque !… Eh oui, nous revoyons à notre sauce les grandes étapes de la vie pour vous concocter une soirée conviviale et riche en rires complices.
Tranches de Maillard, café-théâtre de l'atelier initiation au théâtre (promotion 2018) à la Maison de Quartier de Mons / 7, 8 et 9 décembre 2018 / avec Caroline Bachelart, Joseph Cau, Jérôme Dupont, Justine Legrand, Michel Legrand, Christelle Pardon, Sandrine Vansnick, Sonia Zeghers / textes de Joseph Cau, Caroline Bachelart, Marc Delvigne, Justine Legrand, Michel Legrand, Sonia Zeghers / adaptation des textes et mise en scène : Jérémie Brasseur / affiche : Frédéric Tomisinec
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Fête foraine - côté coulisses
- Par brasseur-vansnick
- Le 24/10/2018
- Dans infos
Quelques souvenirs encore...
L’aventure de notre Fête foraine s’est terminée en feu d’artifice, dimanche dernier dans le grand auditoire des FUCaM. Avant de partir vers d’autres aventures, voici quelques photos encore pour vous montrer les coulisses et raconter deux ou trois anecdotes sur les représentations de ce spectacle.
En coulisses, ça se bouscule parfois, mais toujours en silence... comme ici, lorsque les comédiennes s’apprêtent à surgir sur scène pour leurs "manifestations sauvages" à la fin du spectacle. Catherine s’Heeren a déjà à la main sa pancarte revendicatrice, elle se retourne juste le temps d'un clin d’œil à notre photographe backstage, Jean-Pascal Giacometti.
Marc Delvigne surveille le bon déroulement des opérations en suivant la conduite du spectacle scotchée sur le miroir. On voit à la petite pince noire qu’on en est déjà en début de seconde partie. Sur la feuille collée en-dessous, admirez le superbe tableau excel que Sandrine Vansnick a préparé avec soin pour rappeler aux comédiens quand ils doivent monter sur scène, avec quels partenaires, pour jouer quelles scènes, revêtus de quels costumes et munis de quels accessoires. (C’est écrit un peu rikiki, il ne faut pas avoir égaré ses lunettes.)
Bien sûr, les comédiens observent une rigoureuse discipline ; il leur est interdit de boire avant ou pendant le spectacle. Pour savourer une bonne bière, il faut attendre jusqu’après le salut final. Mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, il ne s’agit pas ici d’un comédien envoyé au coin pour avoir été pris à s’ouvrir une petite chope. (La bouteille n'est qu'un accessoire de scène.) En fait, je soupçonne David Courselles d’épier les réactions du public par un petit trou du décor.
Un soir, après la représentation, nous avons remarqué qu’une tablée de spectateurs avaient transformé la nappe en papier en livre d’or improvisé. Ici c'est Olivier Vandernoot qui constate l'affaire. Ces petits mots de félicitations drôles et sympas nous ont beaucoup touchés. C'est le genre de belles surprises qui nous donnent envie de remonter très vite sur scène !
Lors de notre reprise à la FUCaM, le dimanche 21 octobre, Frédéric Tomisinec (le dessinateur de l’affiche) est venu avec son épouse Dominique Vandoren nous donner un coup de main pour transporter puis installer le décor. On voit ici Fred ajouter le dessin d’un pistolet à eau dans "le stand de la pêche aux canards de Dorine". Jean-Pascal Giacometti, le créateur du décor, semble satisfait du résultat et Catherine Beerens suit les travaux avec intérêt.
Fin de matinée : le décor est en place, tous les appareils de la régie sont correctement branchés et les comédiens ont pu tester leur volume vocal. Face aux 400 places en gradins, avec les spots, le podium, tout ça, on sent le trac monter. Qu’à cela ne tienne, les comédiens improvisent une petite farandole dans l'auditoire pour décompresser.
Dernière représentation, dernier salut, derniers applaudissements... C’est toujours avec un pincement au cœur qu’on voit s’achever une telle aventure. Sur cette photo, on voit les comédiens réunis sur scène et le régisseur dans son petit coin à gauche. (A noter : Jean-Pascal apparaît ici en peignoir de bain parce que les femmes viennent de lui arracher frénétiquement ses habits. On conserve çà et là, précieusement, des fibres de tissu et des boutons de chemise. Pourvu qu’on n’ait égaré aucune de ces reliques dans les recoins des FUCaM.)
► les photos du spectacle à la Maison de quartier
► les photos du spectacle aux FUCaM
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rencontre - Jean-Pascal Giacometti
- Par brasseur-vansnick
- Le 19/10/2018
- Dans infos
Secrets d’un bricoleur
Rencontre avec Jean-Pascal Giacometti
Un stand de pêche aux canards ; une grenade en plastique récupérée d'une improbable panoplie pour enfant ; deux banderoles de soutien de cinq mètres de long ; un guichet avec un volet qui s'ouvre puis se referme. Tout ça, l'auteur de la pièce en a rêvé... et il rêve que le rêve devienne réalité. Heureusement, un homme est là, prêt à relever tous les défis.
Cet homme c'est Jean-Pascal Giacometti. Lui seul sait le temps qu'il aura passé à créer les décors du spectacle, à dénicher certains accessoires de scène, à en fabriquer d'autres sur mesure. À l'approche de l'exceptionnelle reprise de notre spectacle Fête foraine dans les locaux de l'UCL Mons (dimanche 21 octobre), il nous révèle quelques-uns de ses secrets.Jean-Pascal, sur ce spectacle tu t'es transformé en véritable tailleur de carton...
Oui, quarante-cinq kilos de carton ont été nécessaires pour fabriquer ces décors : j'ai utilisé des boîtes d'emballage pour panneaux solaires. C'était un matériau un peu encombrant à manipuler dans mon petit atelier mais c'est robuste. Pour découper ça, il faut de bonnes lames et un solide cutter.
Tel un cow-boy, tu dégaines ton pistolet à colle plus vite que ton ombre...
Des pistolets à colle, j'en ai utilisé trois. C'est le genre de pistolets qui chauffent à 170° pour que la colle soit bien liquide. Au début, faute de rallonge électrique, je mettais les pistolets en charge l'un après l'autre. Dans un second temps, j'ai trouvé plus simple d'installer carrément une rallonge et un rack et de m'en tenir à un seul (celui qui chauffait le mieux), en gardant les autres en stand-by.
Quelle est la partie du décor qui a été la plus délicate à créer ?
C'est l'arche d'entrée des artistes parce qu'il fallait tenir compte des comédiens de grande taille. Comme j'avais fixé la hauteur générale du décor à 1m97, il ne me restait pas beaucoup d'espace en haut pour faire la découpe. Pour que ça tienne, il a fallu bricoler un renfort à l'intérieur et sur le côté.
Pour réaliser un bon décor, il faut penser aux aspects pratiques...
Oui, c'est pour ça que j'ai placé des petites lampes LED à l'arrière le long du guichet du manège. Quand on enlève la barre de bois pour ouvrir l'abattant, la manœuvre doit être aisée même s'il fait très sombre.
Le décor de Fête foraine a nécessité autant de travail que celui de La Grande Tourterie ?Plus ! parce qu'ici tout est en trois dimensions. Il fallait construire des renforts pour que les différentes parties tiennent ensemble. Ce n'est pas très difficile mais ça demande du temps pour réaliser les découpes et les mettre en place.
C'était compliqué de peindre les banderoles que les femmes déroulent au cours du spectacle ?
Pas tellement. Pour ça, j'avais une table de 1m80 sur 1m50. Le seul problème c'est que tout est peint au pinceau. Même si l'acrylique sèche assez vite, je devais attendre avant de rouler le papier-peint. Si on est très attentif, on peut voir des petites coulures parce qu'à un moment, j'ai quand même été trop vite. Et puis, il y a aussi des repentirs au crayon que j'ai préféré laisser parce que c'est plus rigolo.
Le costume de ton personnage (Harold) est... escamotable !
Là-dessus, Catherine Beerens m'a donné un sacré coup de main : elle s'est occupée du pantalon parce qu'il fallait être doué en couture, ce qui n'est pas mon cas. Pour la chemise, par contre, je voyais clairement comment je voulais qu'elle se démonte. Pour que ça résiste, j'avais besoin d'une chemise d'excellente qualité. J'ai eu la chance d'en trouver une. Malheureusement, je n'avais pas pensé que ce genre de chemise était plus complexe à démonter qu'une chemise standard... Enfin, grâce à ça, j'ai appris à reconnaître les bonnes chemises !
C'est sur brocantes que tu as déniché un grand nombre d'accessoires de scène...Oui. Nathalie et moi, on adore chiner sur les brocantes, et là, on s'est bien amusés. On avait en tête la liste de tout ce dont on avait besoin : des canards de foire, une grenade en plastique, un Rubik's cube... Quand on fixe ainsi son attention sur certains objets en particulier, on finit par tomber sur un truc qu'on cherche.
C'est quoi, pour toi, un bon accessoire de scène ?
Le plus important c'est qu'il ne soit pas trop petit. Si on utilise certains objets à taille réelle, les cigarettes par exemple, les spectateurs du fond ne voient rien. Il faut trouver ou fabriquer ce genre d'accessoires en grand format. La grenade en plastique, ça n'a pas été simple parce qu'on trouvait toujours ça en miniatures. Je m'étais dit qu'en désespoir de cause je pourrais en bricoler une moi-même. Et finalement, un jour que Nathalie et moi, on se baladait en scooter en Flandre, on est tombés sur une brocante. On s'est dit : « Tiens ! allons voir : les brocantes flamandes c'est peut-être un peu différent de ce qu'on connaît chez nous, en Wallonie .» Et de fait : quand ils ont des choses sans grande valeur dont ils veulent se débarrasser, les Flamands les mettent à part dans des grands cartons avec le mot gratis. C'est là-dedans que j'ai trouvé la grenade du spectacle. Un sacré coup de bol !
Propos recueillis par Jérémie Brasseur
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Fête foraine - reprise
- Par brasseur-vansnick
- Le 17/10/2018
- Dans infos
FUCaM, nous voilà !
Le dimanche 21 octobre prochain, l’aventure de notre rocambolesque Fête foraine verra son épilogue dans un beau feu d’artifice avec une reprise dans les locaux de l’UCL Mons.Des vrais spots, de grands rideaux, un podium et quatre cents places en gradin. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça va être dépaysant. Pour cette reprise exceptionnelle, l’UCL Mons a accepté de nous ouvrir ses portes. Pour les comédiens, le challenge à relever est important. Il s’agit d’adapter à un lieu inédit les déplacements, la gestuelle et le volume vocal.
Plus de cent spectateurs ont d’ores et déjà réservé leur place. Nous en sommes vraiment ravis ! Mais comme on dispose cette fois de 400 places, on a encore de la marge pour accueillir tous ceux qui veulent voir (ou revoir) ce grand spectacle.
L’entrée se fera par le Chemin des Mourdreux et le parcours sera fléché jusqu’au parking. La représentation commence à 17 heures.

— Non parce que j’avais la priorité de droite, tu es bien d’accord. J’allais un peu vite, je ne dis pas, mais j’avais la priorité de droite. Même ceux qui étaient là, qui regardaient, ils peuvent le dire.
— Viviane…
— Quoi ?
— C’était juste les autos scooters, okay !
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rencontre - Janick Daniels
- Par brasseur-vansnick
- Le 12/10/2018
- Dans infos
« Quand on s’amuse sur scène, le pari est gagné ! »
Rencontre avec Janick Daniels
Le 19 septembre dernier, dans le cadre de la préparation de notre spectacle Fête foraine, l’Atelier Théâtre des Oiseaux a reçu la visite de Janick Daniels, comédienne et metteure en scène professionnelle. Premier Prix d'Art Dramatique au Conservatoire Royal de Liège, Janick a l’habitude de travailler avec des troupes de théâtre amateur, notamment le Théâtre de l’Hétéroclite et le Théâtre d’Appoint. Elle nous a parlé de carte d’identité du personnage, de charnières, de modulations, de projection affective et de bien d’autres choses… Un coaching intense et stimulant auquel ont participé plus de vingt comédiens de l’ATO.
Janick, quelles sont les rencontres qui t’ont le plus marquée dans ton parcours ?D’abord Alain-Guy Jacob, mon professeur d’art dramatique au conservatoire de Liège. Et puis deux chargés de cours : Micheline Hardy, une comédienne qui est devenue depuis scénariste, metteure en scène et dramaturge ; et Thierry Salmon, malheureusement aujourd’hui décédé.
En ce moment, quels sont tes projets théâtraux ?
Je mets en scène Le tour du monde en 80 jours avec le Théâtre de l’hétéroclite de Welkenraedt Henri-Chapelle, une compagnie avec laquelle je travaille depuis dix ans. Les représentations sont prévues pour le troisième weekend d’octobre. C’est très chouette, il y a une belle énergie dans le groupe. Et pour novembre, avec le Théâtre d’Appoint (Orp-Jauche, Brabant Wallon), je monte une comédie grinçante, burlesque, cruelle, existentielle : Les funérailles d’hiver d’Hanokh Levin. Hanokh Levin est un auteur que j’adore. C’est un des auteurs les plus connus de Tel-Aviv, décédé à l’âge de 55 ans en 1999. Son écriture théâtrale est assez directe, assez crue et moi je trouve ça très drôle.
Quel regard portes-tu sur le théâtre amateur ?
Le propre du théâtre amateur c’est de permettre à chacun de s’essayer à cet art qu’est le théâtre. Dans le théâtre professionnel, on est censé avoir appris un métier et être engagé pour ce qu’on sait faire. Alors que dans le théâtre amateur, même si on sait pertinemment qu’une personne ne sera jamais comédien ou comédienne, ça n’a pas d’importance ; on travaille avec les différents potentiels. C’est la culture par tous.
Quel est le meilleur conseil à donner à un comédien amateur ?
Si les comédiens n’ont pas de plaisir, le public n’en aura pas. C’est vrai pour les professionnels, mais plus encore pour le théâtre amateur. Malgré toutes les faiblesses du jeu, quand on voit une personne s’amuser en scène (avec les autres, pas tout seul), à ce moment-là, le pari est gagné.
D’une certaine manière, faire du théâtre, c’est une activité exigeante ?
Il faut être assidu. Or on vit dans une société de consommation trop rapide. On perd la notion d’excellence. Les gens s’imaginent qu’en regardant un tuto sur Internet, ils seront violonistes en dix leçons. Ce qui est impossible. Ça se remarque aussi dans le théâtre amateur : il y a un moment où la troupe se décourage. Surtout quand il faut mémoriser. Les comédiens ne s’en rendent pas toujours compte mais tant qu’ils ont une feuille en main, c’est très difficile d’évoluer. Alors, on constate souvent une phase de démobilisation. Après, quand le jour J approche, il y a une pointe d’excitation, puis le plaisir immense des représentations. Et une fois que c’est terminé, on oublie toutes les galères parce qu’on a eu cette fameuse récompense du public.
Aujourd’hui, face au développement des nouveaux médias, le théâtre est-il en déclin ?
Non, il change. C’est normal. Le théâtre sera toujours en mutation permanente. Le brassage des cultures, ça représente un formidable enrichissement. L’interculturalité ! Il y a encore trop peu de gens qui l’acceptent mais il faut pouvoir donner et recevoir… et découvrir ce qui va se créer de nouveau grâce à ce partage. On ne peut jamais rester sur un acquis. On ne se dit pas: "je sais !" mais au contraire: "j’ai de la chance parce qu’il me reste encore du chemin à parcourir… avec des découvertes que je ne peux même pas encore entrevoir". C’est ça qui est passionnant.
Propos recueillis par Jérémie Brasseur

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Fête foraine - Cécile Biefnot
- Par brasseur-vansnick
- Le 10/10/2018
- Dans infos
« une parenthèse enchantée dans le quotidien »
rencontre avec Cécile Biefnot

A l'occasion de notre spectacle Fête foraine (reprise le 21 octobre prochain - 17 h - à l'UCL Mons), nous publions une série de portraits de comédiens. Allons à leur rencontre pour évoquer leurs souvenirs de foires, découvrir ce qui les pousse à faire du théâtre. Voici Cécile Biefnot.
Cécile est arrivée à l’ATO l’an dernier. Avec ses camarades de la promotion 10, elle a monté le café-théâtre Comptines bancales (mai 2018). A cette occasion déjà, elle a interprété différents rôles dans les sketchs Banc de hammam ; Banc de cour d’école ; Le Monstre ; Banc de touche. Cécile fait parler les ours en peluche comme personne et n'a pas peur de tenir des rôles extrêmement variés.
Cécile, est-ce que tu gardes des souvenirs marquants des fêtes foraines de ton enfance ?
Les foires évoquent pour moi un souvenir olfactif : barbe-à-papa, pommes d’amour, croustillons. Se mêlant au bruit de musique tonitruante, d’appels des forains aux micros, etc. Et surtout, mon papa qui tirait au fusil à plombs pour nous gagner des peluches !
C'est quoi pour toi faire du théâtre amateur ?
Juste une parenthèse enchantée dans le quotidien !

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Fête foraine - programme
- Par brasseur-vansnick
- Le 05/10/2018
- Dans infos
Fête foraine
Demandez le programme !

Demandez le programme de notre nouveau spectacle Fête foraine... Ou plutôt servez-vous. Vous pouvez le télécharger - tout en couleur ! - sur notre page Nos spectacles.
L'accès rapide ? C'est par ici.
Fête foraine, comédie de l'Atelier Théâtre des Oiseaux / représentations à la Maison de Quartier de Mons les 5, 6 & 7 octobre 2018 / reprise le 21 octobre 2018 à l'UCL Mons / texte de Jérémie Brasseur / mise en scène de Sandrine Vansnick et Jérémie Brasseur / avec Catherine Beerens, Cécile Biefnot, Isabelle Blanquet, Elodie Blauwart, Céline Brasseur, Roberto Carbone, Joseph Cau, Jossia Collard, Mélissa Copenaut, David Courselles, Chiara Cristelli, Marc Delvigne, Fanny Duray, Marie-Bérengère Etienne, Nadège Florin, Jean-Pascal Giacometti, Nathalie Mauroy, Nathalie Nihoul, Amandine Rzonca, Catherine s’Heeren, Olivier Vandernoot, Sandrine Vansnick / affiche de Frédéric Tomisinec / décors de Jean-Pascal Giacometti
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Fête foraine - Catherine Beerens
- Par brasseur-vansnick
- Le 03/10/2018
- Dans infos
« Essayez, c’est vraiment enrichissant ! »
rencontre avec Catherine Beerens
A l’approche de notre spectacle, Fête foraine (les 5, 6 & 7 et 21 octobre prochain), nous publions une série de portraits de comédiens. Allons à leur rencontre pour évoquer leurs souvenirs de foires, découvrir ce qui les pousse à faire du théâtre… et recueillir quelques confidences sur la préparation de cette nouvelle pièce. Voici Catherine Beerens.Catherine est arrivée à l’ATO l’an dernier. Avec ses camarades de la promotion 10, elle a monté le café-théâtre Comptines bancales (mai 2018). A cette occasion déjà, elle a interprété différents rôles dans les sketchs Ainsi font les petites marionnettes ; Meunier tu dors ; Banc solaire ; Banc de touche. Catherine est aussi très douée dans la fabrication de barbe-à-papa en pure ouate et dans la confection de robes de marionnettes à taille humaine.
Catherine, est-ce que tu gardes des souvenirs marquants des fêtes foraines de ton enfance ?
J’adorais ! Mais à l’âge de 10 ans, je me suis cassé le nez dans les autos-scooters. J’en garde une bosse sur le nez. Et je ne suis plus jamais allée sur ce manège.
C'est quoi pour toi faire du théâtre amateur ?
Des rencontres, des défis, de l’enthousiasme, un exutoire d’émotions. Que du positif... Essayez, c’est vraiment enrichissant.Qu’est-ce qui t’a marqué dans l’aventure de cette Fête foraine ?
Un grand groupe, une belle histoire, de beaux textes, un éventail d’humour et d’émotions. J’espère être à la hauteur du défi.

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Fête foraine - Roberto Carbone
- Par brasseur-vansnick
- Le 28/09/2018
- Dans infos
« Le théâtre peut aussi m'aider à améliorer mon français. »
rencontre avec Roberto Carbone
A l’approche de notre spectacle, Fête foraine (les 5, 6 & 7 et le 21 octobre prochain), nous publions une série de portraits de comédiens. Allons à leur rencontre pour évoquer leurs souvenirs de foires, découvrir ce qui les pousse à faire du théâtre… et recueillir quelques confidences sur la préparation de cette nouvelle pièce.Voici Roberto Carbone.
Roberto est arrivé à l’Atelier Théâtre des Oiseaux en 2015, avec son épouse Chiara. Avec ses camarades de la promotion 5, il a monté le café-théâtre PlayLab (décembre 2015). Quelques mois plus tard, il participe à l’aventure des Valoristes (avril 2016) : l’occasion de jouer encore quelques sketchs, puis il interprète un touriste amoureux de son téléphone portable dans la comédie Cappadoce (mars 2017). Avec Fête foraine, il intègre un nouveau projet.Roberto, est-ce que tu gardes des souvenirs marquants de fêtes foraines ?
Je me souviens que lorsque j'étais un petit enfant, j'avais très envie de prendre le fusil au stand "tir à pipes", l'année dernière mon épouse a gagné un cadeau avec ça. Jeune étudiant du lycée, je me rappelle un truc comme la Balançoire diabolique qu'il y a dans la pièce... ça m'avait détraqué l'estomac. Globalement, ça me fait toujours plaisir de faire un tour sur une fête foraine.
C'est quoi pour toi faire du théâtre amateur ?
Faire du théâtre amateur me permet de me détendre, de m'amuser, d'oublier les soucis de la maison et du bureau et, au fur et au mesure, ça peut peut-être devenir une passion.
Qu’est-ce qui t’a marqué dans l’aventure de cette Fête foraine ?
Pendant la préparation de Fête foraine, j'ai eu l'occasion de retrouver des anciens camarades mais aussi de faire de nouvelles rencontres ; des gens qui ont la même passion que moi, et aussi, comme je suis italien, j'espère que j’améliore un peu mon français.

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Fête foraine - Fanny Duray
- Par brasseur-vansnick
- Le 26/09/2018
- Dans infos
« Le théâtre amateur offre la possibilité de ne pas être soi-même… »
rencontre avec Fanny Duray
A l’approche de notre spectacle, Fête foraine (les 5, 6 & 7 et 21 octobre prochain), nous publions une série de portraits de comédiens. Allons à leur rencontre pour évoquer leurs souvenirs de foires, découvrir ce qui les pousse à faire du théâtre… et recueillir quelques confidences sur la préparation de cette nouvelle pièce.Voici Fanny Duray.
Fanny est arrivée à l’Atelier Théâtre des Oiseaux l’an dernier. Mais son intérêt pour le théâtre est bien plus ancien : « En 3e secondaire, se souvient-elle, notre professeur de français nous a mis au défi d’apprendre puis d’interpréter, sur scène, le monologue de L’Avare de Molière ainsi que La partie de cartes de Marcel Pagnol. » Avec ses camarades de la promotion 10, elle a monté le café-théâtre Comptines bancales (mai 2018). A cette occasion déjà, elle a campé une péniche irrésistible…Fanny, est-ce que tu gardes des souvenirs marquants de fêtes foraines ?
Lorsque j’étais petite, j’aimais m’appliquer à pêcher les canards et j’étais souvent déçue de constater que les gros canards n’étaient pas toujours ceux qui affichaient le plus de points. Je me rendais également au stand de "bouffe-balles" bien que les visages de ces bonhommes mangeurs de balles me paraissaient effrayants. Les maisons hantées attisaient ma curiosité mais par manque d’audace, ce qu’elles cachaient restait pour moi un grand mystère. Maintenant que je suis une grande fille, les fêtes foraines s’apparentent plus à un rendez-vous gastronomique : pommes d’amour, barbes à papa et autres beignets ont remplacé la pêche aux canards.
C'est quoi pour toi faire du théâtre amateur ?
Je décrirais le théâtre amateur comme un art aux bienfaits multiples : tantôt thérapeutique pour ceux qui n’aimaient pas prendre la parole en public avant de commencer l’aventure, tantôt libérateur pour d’autres qui cherchaient un exutoire au stress du quotidien. Ce qui est merveilleux, c’est qu’au final chacun en tire une certaine satisfaction. Ce que j’aime particulièrement dans le théâtre amateur, c’est qu’il offre la possibilité de ne pas être soi-même : camper divers rôles, adopter des accents, se retrouver dans des situations plus cocasses les unes que les autres… au théâtre tout est possible !
Qu’est-ce qui t’a marqué dans l’aventure de cette Fête foraine ?
Après la magnifique aventure de Comptines bancales, je ne pouvais me résoudre à abandonner les copains et renoncer au projet Fête foraine. Toutefois, les règles du jeu changent : il s’agit cette fois d’une pièce de théâtre qui compte une vingtaine de comédiens. Petit à petit, on finit par s’habituer aux textes collectifs, au grand nombre de comédiens et on partage la scène avec de nouvelles personnes. C’est un nouveau challenge !

Fanny avec Marc Delvigne - Comptines Bancales (mai 2018)
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Fête foraine - Sandrine Vansnick
- Par brasseur-vansnick
- Le 21/09/2018
- Dans infos
Co-animatrice et comédienne
rencontre avec Sandrine Vansnick
A l’approche de notre spectacle, Fête foraine (les 5, 6 & 7 et le 21 octobre prochain), nous publions une série de portraits de comédiens. Allons à leur rencontre pour évoquer leurs souvenirs de foires, découvrir ce qui les pousse à faire du théâtre… et recueillir quelques confidences sur la préparation de cette nouvelle pièce. Et cette semaine, c’est Sandrine Vansnick, co-animatrice de l’atelier, qui a bien voulu répondre à nos questions.
Au mois de mai dernier, alors qu’on préparait ce spectacle, Sandrine a réalisé un véritable reportage-photo à la Foire du Trône à Paris : « C’était immense, on s’y serait perdu. Je n’imaginais pas tout ce qui existait comme manèges. Ça part dans tous les sens : dans l’eau, dans les airs, dans les véhicules les plus improbables et dans des décors très soignés. Il y avait aussi de nombreuses baraques qui proposaient toutes sortes de crasses colorées et appétissantes, je me suis laissée tenter par une glace italienne. »Sandrine, est-ce que tu gardes des souvenirs marquants des fêtes foraines de ton enfance ?
Au carnaval d’Haine-Saint-Pierre, j’aimais aller sur la chenille et à la pêche aux canards. Dans un parc comme Disneyland par exemple, je me suis toujours contentée des attractions pour enfants. Une fois, il y a très longtemps, j'ai accepté de monter dans le Space Mountain : quelle inconscience ! la photo prise par l’appareil automatique en dit long sur la manière dont j’ai vécu l’expérience... Les tasses qui tournent ou bien le cinéma dont les sièges bougent sont des attractions qui me bousculent déjà trop. À éviter en tout cas après avoir mangé. Il faut dire que j’ai le mal des transports et ça ne s’arrange pas avec l’âge.
Qu’est-ce qui t’a marqué dans l’aventure de cette Fête foraine ?
Je me souviens d’avoir bien ri lors d’une impro préparatoire : c’était l’histoire d’une rumeur qui circulait : les femmes se croisaient et se passaient une info qui - la onzième fois - était ‘un peu’ déformée. Il y a eu des tas de fous rires, notamment quand Cécile a dit : « Oui, les hommes ont trouvé la fonction de leurs mains. C’est étonnant, hein ? » et ça a continué : « Les hommes ont fait ça… avec leurs mains ?! »… et d’autres fous rires.
C'est quoi pour toi faire du théâtre amateur ?
Le théâtre en amateur est un formidable moyen d’expression, de détente, de réalisation et de mise en liens, tout en restant un hobby. Dans la façon dont nous le pratiquons à l’ATO, on ne se prend pas la tête : le seul but, c’est de distraire notre public et de partager notre complicité et nos fous rires avec nos amis qui viennent nous voir.










