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Articles de brasseur-vansnick

  • rencontre - Benoît Miclotte

    Rencontre avec un passionné

    Benoît Miclotte, créateur de jeux de société

    La semaine dernière, dans le cadre de ses rencontres virtuelles, l’ATO a reçu la visite de Benoît Miclotte. Suite à un étrange concours de circonstances, Benoît s’est mis à créer des jeux de société. L’un de ses projets, La Guerre des Coins, a même été commercialisé par un éditeur sous le nom Arkans.

    citation Benoît Miclotte 2021 05 19C’est l’histoire de deux amis qui jouent ensemble mais les règles du jeu ne leur conviennent pas. Adaptons un peu, se disent-ils. Et c’est le début d’un formidable engrenage ! Car après avoir bidouillé sur des détails, les deux comparses vont s’attaquer aux règles de base… jusqu’à créer un jeu complètement original. Ce sera le premier d’une belle série. Voici le passionnant récit que Benoît Miclotte (l’un des deux jeunes en question) est venu nous retracer l’autre soir.

    Benoît, d’une certaine manière, ta passion s’est jouée sur un coup de dé…

    Il y a un peu de ça. J’ai toujours été attiré par l’heroic fantasy. Avec un ami, on s’adonnait à des jeux qui nous plongeaient dans cet univers-là. On lançait les dés pour combattre des monstres, lancer des boules de feu, vaincre des sortilèges... Or, les dés, si vous avez de la chance, vous gagnez ; si vous n’en avez pas, vous perdez ; moi, j’avais tendance à avoir beaucoup de chance et mon ami nettement moins. La frustration s’installait. On s’est mis d’accord pour changer deux ou trois règles afin de limiter la part de hasard. Et puis, on s’est dit : « Tant qu’à revoir les règles, allons-y franchement, inventons quelque chose de nouveau. » Et c’est ainsi que nous avons créé un premier jeu intitulé Instance. D’autres amis sont venus jouer avec nous et ça leur plaisait aussi.

    jeu prototype InstanceAlors, l’idée de le faire éditer vous est venue…

    Les éditeurs n’ont pas sauté de joie. C’était il y a quinze ans. Notre projet nécessitait un tas de figurines et à l’époque, toute la machinerie de production n’existait pas encore. Les éditeurs trouvaient ça trop compliqué. Ils nous ont conseillé de créer un jeu plus simple. Moi, je faisais la navette tous les jours pour aller travailler à Bruxelles et j’ai commencé à plancher sur un jeu qui serait adapté au trajet en train. C’est ainsi qu’est née la première maquette du jeu qui allait devenir La Guerre des Coins. J’ai présenté le jeu à des amis. Ça marchait bien. Quand on m’invitait à une soirée, on me disait : « Amène ton jeu, qu’on refasse une partie. » 

    Quel était le thème de La Guerre des Coins ?

    Au départ, j’étais parti sur les vikings parce que c’est une culture qui me passionne. Ça collait bien avec mon plateau de jeu. Mais je me suis heurté à un obstacle que je n’avais pas prévu parce qu’à l’époque, beaucoup de gens avaient un apriori négatif : les vikings, ce n’était pas du tout vendeur. Alors, j’ai revu l’habillage et c’est devenu La Guerre des Coins, qui était basé sur les quatre éléments : la terre, l’eau, l’air et le feu. Les règles n’avaient pas changé mais j’avais simplement revu l’habillage graphique. Et à partir de ce moment-là, le jeu a reçu un accueil bien meilleur.

    tableau Guerre des Coins au 1er soirComment le public a-t-il commencé à s’intéresser à ton jeu ?

    Lors d’une édition du salon Trolls et Légendes (à Mons-Expo à Mons), je suis venu avec un grand tableau. Je donnais des Post-It à ceux qui venaient jouer à La Guerre des Coins, je leur disais : « Notez ce que vous en pensez. Vous écrivez ce que vous voulez et puis, vous allez coller votre Post-It sur le tableau. » Dès la fin de la première journée, le tableau était couvert de commentaires positifs et marrants. Ça attisait la curiosité des gens qui passaient devant, ils étaient intrigués et ils venaient eux aussi découvrir le jeu.

    Après La Guerre des Coins, tu as créé d’autres jeux ?

    Oui, notamment La Cour de Récré. Dans ce jeu, tous les joueurs retournent à l’école primaire pour faire un maximum de bêtises et faire accuser les autres. Celui qui se fait attraper le plus souvent doit s’acquitter d’un gage que l’ensemble des joueurs déterminent en début de partie. Je me souviens d’une dame déjà assez âgée qui avait décidé : « Celui qui perd, il monte sur la table et il crie : J’ai perdu ! » Les autres joueurs ont marqué leur accord. À la fin de la partie, c’est la dame qui a grimpé sur la table. Ça ne s’oublie pas ! La Cour de Récré, ça rassemble toute la famille. Pour les enfants, c’est l’occasion de demander à leurs parents : « Et vous, quand vous étiez à l’école, vous faisiez quel genre de bêtises ? » 

    La Cour de Récré Benoît MiclotteLa création de jeux de société, c’est devenu une vraie passion pour toi…

    Ce qui me plaît le plus quand je crée un jeu, ce n’est pas tant d’y jouer moi-même que de voir les joueurs passer un bon moment. C’est un peu comme au théâtre. Les comédiens ont du plaisir à jouer la pièce, bien sûr, mais ils ont aussi du plaisir à voir que les spectateurs s’amusent au spectacle. 

    De nos jours, l’attrait pour les jeux de société n’a-t-il pas tendance à disparaître ?

    Au contraire ! Depuis quelques années, il y a même un regain d’intérêt. On produit beaucoup de nouveaux jeux. Je crois que c’est une réaction à la multiplication des écrans et à l’invasion du multimédia : les parents veulent renouer le contact avec leurs enfants. Un contact qu’ils ont peut-être un peu perdu. 

    D’autant plus dans le contexte de crise actuelle…

    Oui. Les gens ont besoin de rire, de s’amuser, de sortir un peu de la grisaille. Quand on est confinés, il faut bien trouver quelque chose à faire. Alors, le jeu de société a vraiment toute sa place. L’offre a explosé, il y a une grande diversité de thèmes, de mécaniques de jeu, de modes d’interactions entre les joueurs… Tout le monde finit par trouver un jeu qui lui convient. 

    La Guerre des Coins version vikingIl y a des gens qui disent : moi, j’ai trop de choses à faire, je n’ai pas le temps de jouer…

    Il faut prendre le temps. D’une certaine manière, le jeu de société aide à ne pas vieillir. Cela permet de relativiser beaucoup de choses. On se rend compte qu’on se tourmente parfois pour des broutilles. Jouer, c’est l’occasion de relâcher les soupapes. Et c’est étonnant comme la nature profonde des gens se dévoile à travers le jeu.

    Le jeu, c’est aussi un moyen d’apprendre plein de choses…

    Tout à fait. Des profs se sont intéressés à La Guerre des Coins parce qu’ils trouvaient que c’était un bon outil pour dédramatiser un peu les mathématiques. Moi, je n’y avais jamais pensé mais j’aime cette idée que le jeu de société permette d’aborder en s’amusant des apprentissages perçus comme difficiles.

    En fin de compte, comment vois-tu l’évolution du jeu dans le monde de demain ?

    Je suis certain que le jeu de société a encore un bel avenir devant lui parce qu’il rassemble les générations. Aujourd’hui, les enfants jouent avec leurs parents, mais aussi avec leurs grands-parents. Je crois qu’il y aura de plus en plus de liens intergénérationnels. Et le monde ne s’en portera que mieux.

    Propos recueillis par Jérémie Brasseur

    Benoît Miclotte présente son jeu Arkans (La Guerre des Coins) en vidéo (4 min 14) : https://www.jeuxdenim.be/news-2762

     

     

  • Mon petit poney

    Entre Sophie et Sandrine, qui est la plus grande fan de Mon-Petit-Poney ? Pour le savoir, suivons-les jusque dans les toilettes. Nos comédiennes se sont coiffées de leurs plus flamboyantes crinières pour une vidéo pleine de panache.

    ⇒ Cliquez sur l’image pour visionner le film [2 min 12 s] sur Facebook.

    Mon Petit Poney« Le look My Little Pony, je t’apprends, c’est d’abord un état d’esprit. Moi, dans ma tête je suis 100 % Petit Poney. – Ouais, dans l’haleine, surtout ! »

    Nouveau souffle pour ce petit dialogue qui nous replonge dans nos souvenirs d’enfance. Ah, ces heures exquises consacrées à caresser les crins criards de nos poneys en plastique ! Et quelles délices pour les oreilles de nos familles que de nous entendre seriner à longueur de journée le générique du fabuleux dessin animé ! « Et si j’ai dans la tête / un air de fête / oui, c’est grâce à Mon Petit Poney. » Les moins de vingt ans ne peuvent pas comprendre ! (Les moins de quarante ans non plus, je crois.)

    Ce sketch, écrit par Jérémie Brasseur pour Playlab, le cinquième café-théâtre de l'Atelier Théâtre des Oiseaux  (décembre 2015), était à l’origine interprété par Magalie Baudouin (dans le rôle de la fashionista 1) et Zoé Koller (dans le rôle de la fashionista 2). Le texte est disponible au format PDF sur la page Sketches de notre site web. Les rôles ont été repris en mars 2018, en première partie de La Grande Tourterie, par Marie Devigne (Fashionista 1) et Nadège Florin (Fashionista 2).

    Dans cette vidéo, le duo formé par Sandrine Vansnick et Sophie Maes ne manquera pas d’en scotcher plus d’un : « Et toc ! », comme on dit sur la page Facebook officielle des fans francophones de Mon Petit Poney. La musique est de Sophie Maes et de Damien Santerre, le montage de Jérémie Brasseur.

     

  • Onze

    Voici Teresa Maggiordomo et Sophie Gérin face à face (par la magie du montage vidéo) pour un duel sans merci. L’une a choisi onze livres, l’autre ne lui en accorde que dix.

    ⇒ Cliquez sur l’image dans quelques minutes pour visionner le film [3 min 04 s] sur Facebook.

    Onze« Pourquoi vous me parlez comme ça ? Qu’est-ce que je vous ai fait ? – Mais rien. Arrêtez de pleurer. – Vous ne voyez pas que je souffre. J’arrive avec onze livres. Oui, il y en a onze. Oui, c’est beaucoup. Mais dans mon cœur, ils ont tous la première place. »

    Assistez à un affrontement d’une rare férocité dans l’univers impitoyable – bien que feutré – des bibliothèques. Sophie s’est débrouillée pour trouver un décor plus vrai que nature. Teresa a pris son air le plus sévère pour faire respecter le sacro-saint règlement des lieux. Et, cerise sur le gâteau, en trois minutes, on vous sert le happy end sur un plateau. Après cela, si vous vous reconnaissez de près ou de loin dans le rôle de la lectrice indécise, vous n’aurez qu’à aller compulser J’apprends à prendre des décisions en dix leçons (… ou onze peut-être, l’auteur n’est pas fixé)

    Ce sketch, écrit par Jérémie Brasseur pour Bibliothèque, le quatrième café-théâtre de notre atelier d'initiation au théâtre amateur (juin 2015), était à l’origine interprété par Bruna Campagna (dans le rôle de la bibliothécaire) et Marie-Françoise Glineur (dans le rôle d’Yvonne, la lectrice). Le texte, un peu écourté dans sa version vidéo, est disponible au format PDF sur la page Sketches de notre site web.

    La musique est de Sophie Maes et de Damien Santerre, le montage de Jérémie Brasseur.

     

  • rencontre - Genseric Delpâture

    Rencontre avec un passionné

    Genseric Delpâture, forgeur de rêves

    La semaine dernière, dans le cadre de ses rencontres virtuelles, l’Atelier Théâtre des Oiseaux a reçu la visite de Genseric Delpâture, le président du club de jeu de rôle Les Forgeurs de Rêves basé à Mons. Passionné par les jeux de rôle depuis l’âge de 11 ans, Genseric en a lui-même créé plusieurs.

    Depuis décembre dernier, les membres de l’ATO se retrouvent par visioconférence autour de ce qu’on appelle entre nous des jeux de rôle. Mais il est évident que nos petits scénarios improvisés autour de faits divers sont assez éloignés de ce qu’on définit ordinairement par ce terme. En fait, le jeu de rôle a bien évolué ces dernières décennies ! Si vous avez en tête un groupe de collégiens bizarres qui se lancent des sortilèges le soir au fond des caves, il est temps de revoir votre copie. Genseric Delpâture, le président du club Les Forgeurs de Rêves a accepté de participer à l’une de nos rencontres virtuelles pour nous parler de sa passion.

    Genseric, depuis quand t’intéresses-tu aux jeux de rôle ?202005 genseric delpature 1

    J’avais 11 ans quand je suis entré dans cet univers. J’ai fait mes premières armes en famille et avec des amis, puis je suis entré dans un club. Peu à peu, j’ai fait mon chemin et j’en suis devenu le président. Je suis aussi le créateur de jeux de rôle, dont certains (Le Club et L’Agence Barbare) ont été publiés par des maisons d’édition reconnues.

    Comment pourrait-on définir le jeu de rôle ?

    Le jeu de rôle n’a pas toujours été bien perçu. Il faut dire que les univers des aventures proposées font souvent référence aux monstres, à la magie noire ou à des thèmes horrifiques. Les parents n’étaient pas franchement rassurés à l’idée que leurs enfants lançaient des sortilèges dans les caves des appartements. Pourtant, le jeu de rôle n’a rien de sulfureux. C’est un jeu de société, un peu comme le Monopoly. Les joueurs sont amenés à interagir dans le cadre d’un scénario. Ils construisent eux-mêmes leurs personnages en respectant quelques règles fixées par le maître de jeu. Au cours des aventures, le hasard prend une place importante : d’où la grande variété des dés utilisés… du dé à trois faces au dé à cent faces !

    Quand on pratique le jeu de rôle, on parle beaucoup…​​​​​​​

    Oui, c’est un art oratoire. Le maître du jeu raconte l’histoire et les joueurs dialoguent avec lui. L’un des aspects les plus intéressants, c’est que le jeu de rôle se pratique en équipe. Il est très rare que les joueurs s’opposent les uns aux autres au cours d’une partie. Au contraire, ils s’allient pour déjouer les plans machiavéliques du maître de jeu, qui est en fait l’animateur de la partie. Il n’est pas là pour embêter les joueurs mais pour que leur expérience soit la plus intéressante possible. Ce qui implique de semer des embûches au fil de l’histoire. Plus les dangers seront grands, plus les joueurs seront heureux d’arriver au terme de l’aventure avec des personnages en vie.

    ​​​​​​​Genseric leclubCombien de temps dure une partie ?

    Il y a différents formats. Certains jeux de rôle durent une demi-heure. C’est une bonne façon de faire découvrir notre activité lorsqu’on tient un stand dans un salon et que les gens passent de table en tab​​​​​​​le. Il y a donc des jeux de rôle très courts mais ce ne sont pas ceux qui permettent de s’impliquer vraiment dans la construction d’un personnage et de découvrir un univers très riche. Le format d’une partie classique s’étend sur quatre ou cinq heures. Ce sont les one shot qui permettent de mener une aventure à son terme en une soirée. Et puis, il y a des formats beaucoup plus longs, les campagnes. Elles peuvent s’étaler sur plusieurs années au rythme d’une partie par mois avec un enchaînement de scénarios qui entraînent une réelle évolution des personnages.

    Vous incarnez vos personnages, c’est un peu comme dans le théâtre d’improvisation ?​​​​​​​

    Oui, avec une grande différence tout de même. Il n’y a aucune obligation de faire parler son personnage. On dira par exemple : « J’entre dans l’auberge, je demande ce qu’il y a à boire. » De temps en temps, un joueur peut commencer à parler avec la voix de son personnage mais très souvent on se contente de décrire les actions et le contenu des conversations.

    Pourquoi les jeux de rôle plongent-ils toujours les joueurs dans un univers fantastique ?​​​​​​​

    Ce n’est pas toujours le cas mais c’est vrai pour 95 % du marché. Comme on dit souvent, si c’est pour jouer la vie de tous les jours – métro, boulot, dodo – le jeu de rôle n’a pas grand intérêt. Cela vient sans doute aussi de l’influence énorme de Donjons et Dragons. Ce jeu de rôle [médiéval-fantastique], créé dans les années 70, a touché les amateurs de ce type de littérature. Mais de nos jours, il y a beaucoup d’autres univers, souvent inspirés de films et de séries, comme La Guerre des Étoiles, Harry Potter ou James Bond.

    Participer aux jeux de rôle, cela peut-il devenir une pratique addictive ?​​​​​​​​​​​​​​

    Je n’ai jamais connu de cas où cela soit devenu pathologique. Bien sûr, il y a des passionnés qui voudraient pratiquer le jeu de rôle le plus souvent possible, mais rien qui puisse devenir inquiétant. Par contre, la pratique du jeu de rôle pourra aider une personne timide à sortir de sa coquille. J’ai le souvenir d’un jeune homme qui est arrivé au club en se cachant derrière sa maman. Au fil des séances, on l’a vu prendre sa place, gagner en assurance et commencer à défendre son point-de-vue avec aplomb. Le jeu de rôle permet d’épanouir le contact social et de développer la faculté de prendre la parole en public.

    Logo forgeurs de revesComment fonctionne le club des Forgeurs de Rêves ?

    Ces dernières années, le club a connu une grande augmentation du nombre de ses adhérents. Début 2020, il rassemblait plus d’une cinquantaine de membres. Nous accueillons un large public, hommes et femmes, à partir de 12 ans. Cela fait beaucoup de monde à caser ! Bien sûr, les joueurs peuvent se réunir chez les uns et les autres mais, en principe, nous encourageons les maîtres du jeu à organiser leurs séances dans les trois locaux mis à la disposition du club à Mons : Les Bains Douches (rue de Malplaquet), la maison de quartier de Cuesmes et le bâtiment de la Ligue des familles sur le boulevard Albert-Elisabeth. Nous espérons nous retrouver dès que la situation s’améliorera. Bien sûr, des parties ont pu se dérouler en visioconférence. Internet propose des outils pour cela. Mais pouvoir se rassembler autour d’une table, avec nos chips et nos pizzas, cela garde une saveur inégalée !

    Propos recueillis par Jérémie Brasseur

    Forum des Forgeurs de Rêves : www.forgeurs.net

    Pour découvrir les jeux de rôle de Genseric Delpâture : www.jdra.eklablog.net

    On trouve des jeux de rôle en vidéo sur YouTube. Par exemple : www.youtube.com/c/RôlenPlay

     

     

  • Bouffe-balle

    Malgré ses moyens techniques limités, l’ATO vous propose dans cette vidéo deux Joseph Cau pour le prix d’un. Le voici, se donnant la réplique à lui-même, dans le sketch Bouffe-Balle.

    ⇒ Cliquez sur l’image pour visionner le film [1 min 17 s] sur Facebook.

    Page titre bouffe balle« Steeve, the revolution is dead ! »

    Ils en tiennent une couche, ces deux gaillards qui philosophent autour d’un pétard au beau milieu du champ de foire. La scène est extraite de notre spectacle Fête foraine créé en octobre 2018 avec une belle équipe de 22 comédiens. L’action se déroulait en 1988, soit vingt ans après les événements de Mai 68. À l’époque déjà, les grands espoirs révolutionnaires commençaient à sentir le sapin…

    Lors de la création du spectacle, Joseph Cau incarnait un pittoresque penseur aux propos perchés avec la complicité de Jean-Pascal Giacometti. Ces deux-là s’entendaient comme larrons en foire quand il s’agissait de faire le pitre. Le duo ne faisait que traverser brièvement la scène, mais avec quel charisme ​​​​​​​! D’où l’envie qui nous est venue de remonter le dialogue en capsule vidéo. Cette fois, Joseph a dû ruser pour camper lui-même les deux rôles. Par chance, c’est le king du relooking. Lunettes, perruque, pull rayé, badges, bob, chemise à fleurs, pétard de compète… tout lui va comme un gant.

    Octobre 2018, c’était il y a deux ans et demi. Et pourtant comme cette époque nous semble lointaine. On pourrait presque renchérir au discours désabusé de nos deux hippies. On n’en est même plus à canarder des mannequins en plastique avec des balles en mousse ​​​​​​​; on attend gentiment la permission de pointer le nez dehors. Eh oui, Steeve, faut se faire une raison ​​​​​​​: elle est dead de chez dead, la révolution ​​​​​​​!

    Le texte et le montage sont de Jérémie Brasseur, la musique de Sophie Maes et Damien Santerre.

     

  • Les chrysanthèmes

    Maudits, Les chrysanthèmes de Sophie Maes ?... Par deux mis en scène et répété, par deux fois privé de représentations, le sketch est finalement créé en vidéo.

    ⇒ Cliquez sur l’image pour visionner le film [4 min 51 s] sur Facebook.

    Les chrysanthèmesPauvre madame Bernard. La voilà veuve ! Pour rendre hommage au pauvre monsieur Guy, le fleuriste du quartier s’efforce de trouver les mots… et les fleurs… La tâche est délicate ! il faut composer avec les desideratas de madame. Une chose est sûre : À mon cher époux tant regretté n’est pas la formule adéquate à broder sur la couronne.

    Il y a un an, l’Atelier Théâtre des Oiseaux était obligé d’annuler les représentations de son café-théâtre FloroLogies. Le sketch Les chrysanthèmes écrit par Sophie Maes allait dormir quelques mois au fond d’un tiroir. En octobre 2020, Joseph et Sophie, les deux comédiens qui avaient mémorisé le texte, étaient ravis de ressortir le dialogue des cartons. L’ATO préparait alors son café-théâtre ROUF ROUF bric & Broc au Malgré Tout de Ciply. Et puis, patatras : la Belgique est de nouveau confinée et le spectacle est annulé. Aujourd’hui, voilà Les chrysanthèmes créés en vidéo. Ouf, cette fois, c’est la bonne !

    Joseph Cau a renoué avec ses racines méridionales pour interpréter un fleuriste mélomane, sensible et amoureux de son métier. Quant à Sophie Maes, le rôle de la veuve 'éplorée' lui permet d’explorer un personnage au bord de la crise de nerfs. Sophie n’aura pas ménagé ses efforts pour ce sketch puisqu’ici, outre son implication en tant que comédienne, elle signe le texte, ainsi que la musique du générique avec la complicité de Damien Santerre. Le montage est de Jérémie Brasseur. 

    À l’heure de mettre en ligne cette vidéo, on adresse un salut amical à toute l’équipe de FloroLogies. Notre aventure théâtrale s’est interrompue de façon brutale mais on garde l’espoir de se revoir un jour. C’est donc un B.À.V. qu’on vous envoie… et non un R.I.P. !

     

  • Infos Malédictions - verre

    Infos Malédictions – au fond du verre

    Rendez-vous en terrain mystique ! Un an et demi après leur interprétation sur scène, Sandrine Vansnick et Sophie Gérin reprennent en vidéo le dialogue Infos Malédictions – au fond du verre.

    ⇒ Cliquez sur l’image pour visionner le film [1 min 58 s] sur Facebook.

    Infos maledictions verre brQue se passe-t-il lorsqu’une personne boit dans le verre d’une autre ? Si vous n’êtes pas féru de superstitions, vous l’ignorez peut-être. Heureusement, au bureau Infos Malédictions, un personnel qualifié peut éclairer votre lanterne.

    En octobre 2019, quand nous avons monté notre café-théâtre SuperStitieux avec la 13e promotion de notre atelier d’initiation au théâtre amateur, les dialogues Infos Malédictions ponctuaient le spectacle : ils servaient d’intermèdes entre deux sketchs plus longs. Chaque saynète entraînait le public dans l’étrange office d’un service d’information hors du commun, où des employés zélés répondaient aux demandes portant sur les présages, les sortilèges et autres phénomènes paranormaux.

    En avril 2021, Sandrine et Sophie réinterprètent leurs personnages en vidéo. Les deux comédiennes marquent ici davantage le contraste entre la spécialiste de l’ésotérisme, aux allures sibyllines, et la requérante, très fleur bleue. Pensez à nous la prochaine fois que vous reposez votre verre n’importe où sur la table !

    Le texte et le montage sont de Jérémie Brasseur. La musique du générique a été composée et enregistrée par Sophie Maes et Damien Santerre.

     

  • Les mouchoirs

    Toujours actifs en visioconférence, les comédiens de l’ATO reprennent avec les moyens du bord quelques anciens sketchs. Sandrine Vansnick et Teresa Maggiordomo ouvrent le bal avec une reprise des Mouchoirs.

    ⇒ Cliquez sur l’image pour visionner le film [4 min 06 s] sur Facebook.

    « Les gens doivent trouver ça étrange, deux femmes qui brinqueballent deux valises bourrées de liasses de mouchoirs. »Les Mouchoirs

    Les Mouchoirs c'est un sketch écrit par Marie-Françoise Glineur et Jérémie Brasseur pour le troisième café-théâtre monté par l’ATO, Le Pactole (présenté en décembre 2014). Sur scène, Cécile et Marie-Françoise, les deux comédiennes qui interprétaient les rôles de Véronique et Laetitia, s’agrippaient à un manche à balai faisant office de barre de rame de métro ! 

    En octobre 2020, l’Atelier prévoyait de reprendre quelques anciens textes dans le cadre de ROUF ROUF bric & broc, son deuxième café-théâtre préparé sur le pouce au Malgré Tout de Ciply. Le reconfinement nous a empêchés de mener notre projet à terme. En attendant la réouverture des salles, voici une interprétation en vidéo. Un sacré challenge pour les deux comédiennes, Teresa et Sandrine, d’enchaîner chacune de son côté les répliques de son personnage face à la webcam. 

    Cela ne rivalise pas avec le plaisir de rencontrer le public mais l’exercice est fort intéressant ! Quant au résultat, on espère que les spectateurs internautes le trouveront distrayant. Le montage a été réalisé par Jérémie Brasseur. La musique du générique est signée par Sophie Maes et Damien Santerre.

     

  • nouveau : Cartes virtuelles

    Besoin d’une pensée positive ? Sur son site internet, l’Atelier Théâtre des Oiseaux ajoute un album photo. Vous y trouverez nos ‘Cartes virtuelles’ : des photomontages à parcourir et à diffuser. Les comédiens de l’ATO revêtent leurs plus beaux costumes, ressortent quelques accessoires de scène et mettent leur expressivité au service de citations drôles, tendres et optimistes. 

    Aidez-nous à enrichir cette collection. Vous aimez photographier toutes sortes de paysages ? Faites-nous parvenir quelques-unes de vos photos numériques, nous en ferons nos prochains décors (par email : jeremie.brasseur@hotmail.com). Vous pouvez aussi nous partager vos citations préférées. Celles qui vous remontent le moral…
     

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    Teresa Maggiordomo, photomontage ATO mars 2021

     

  • rétrospective

    Un an pour se réinventer

    Mars 2020 - mars 2021 : un an de crise... et un bilan sans précédent pour l'Atelier Théâtre des Oiseaux. Contrainte de se réinventer, notre troupe a mené tout au long de cette année des projets novateurs : théâtre en BD, jeux d'été au café, scène ouverte, photos cartes postales, diaporamas, jeux de rôle, rencontres transfrontalières, clips vidéo. Seigneur, que de souvenirs !

    FloroLogies ATO-2020 BD13 mars 2020 : c’est la douche froide ! Dans un contexte de crise politico-sanitaire, l’Atelier Théâtre des Oiseaux est contraint d'annuler les représentations du spectacle FloroLogies préparé par l’atelier d’initiation (promotion 14). Ce coup d’arrêt survient le jour-même de la première représentation au lendemain d’une belle répétition générale. On publie sur notre site web le livret de présentation du spectacle et on convertit en cases de bande-dessinée quelques extraits de nos sketchs. À cette époque, le confinement a pour vocation d’ « aplatir la courbe des contaminations ». Il est prévu pour une période de quinze jours. Rien n’interdit d’espérer remonter sur scène avant l’été. Sauf que les choses se gâtent… 

    Décidément, le printemps est pourri. Pas d’un point de vue météorologique : de ce côté-là, au moins, nous avons pu profiter de quelques belles journées. Mais la gestion de la crise s’avère calamiteuse. Pendant des semaines, l’ATO est au point mort. On écoute avec sidération de grands ‘experts’ défendre l’enquête Surgisphère parue au Lancet. Plus tard, le gouvernement belge fera la promo des sorties en kayak, puis distribuera des masques en tissu qui s’avèreront toxiques. On découvrira les confidences édifiantes du cynique Van Ranst en conférence privée et les boursicotages du PDG de Pfizer. Chaque mois, un nouveau scandale éclate. Mais sans trop ébranler la sphère politico-médiatique. Ça bidouille tranquillement entre soi.

    Carre septembre 2020L’été nous remet le pied à l’étrier. Si la Maison de Quartier de Mons a fermé ses portes pour de longs mois, l’Atelier Théâtre des Oiseaux trouve refuge à Ciply, dans l’arrière-salle du Malgré Tout. C’est là que nous nous réunissons un ou deux soirs par semaine en juillet et en août. C’est l’occasion d’expérimenter de nouveaux jeux de scène et d’imaginer de drôles d’histoires, peuplées de nains de jardin, de Moaïs, de dragueurs lourdingues,... Avec le projet Pool-Party dans la Marne, nous tirons d’un fait divers récent tout un scénario burlesque. Un sketch-mosaïque est publié sur notre site web. (Cette démarche, nous y reviendrons en décembre en créant nos jeux de rôle en visioconférence.)

    En septembre, nous retrouvons le public pour une éphémère Scène (r)Ouverte. Dans l’arrière-salle du Malgré Tout, une quarantaine de spectateurs viennent encourager 14 comédiens amateurs qui se relaient sur scène, deux par deux. Les sketchs sont préparés sur le pouce mais l’ambiance est bon enfant et l’accueil franchement encourageant. Un nouveau rendez-vous, intitulé ROUF ROUF bric & broc, est programmé le dimanche 25 octobre…

    Mais un second confinement ferme les cafés et interdit tout rassemblement. Cette fois, l’informatique va nous permettre de rester en contact. On crée dans un premier temps une série de photos cartes postales agrémentées de citations (octobre 2020) et timidement, on apprivoise la vidéo. Sébastien LambertD’abord sous forme de diaporamas. C’est l’occasion de ressortir quelques belles photos de nos archives et de témoigner, en quelques mots, de notre attachement au théâtre amateur. 

    En décembre, un petit groupe d’irréductibles lance les rencontres en visioconférence. Ça cafouille pas mal au début, l’Internet nous donne du fil à retordre, mais nous ne désespérons pas. Rétrospectivement, on ne peut que s’en féliciter ! Nos rencontres virtuelles sont l’occasion de créer et d’explorer, à travers des jeux de rôle, tout un univers parallèle. On brode des bavardages loufoques qui se développent en rocambolesques aventures. Nos scénarios s’inspirent de faits divers, transposés dans le cadre de la petite ville imaginaire de Monche.

    Parallèlement, nous lançons un appel à toutes les compagnies amateures qui partageraient notre envie de nouer des contacts, échanger des idées et développer une relation amicale. Des comédiens de l’Isère (France) répondent à notre appel.Bienvenue à Monche Leur troupe s'appelle Le Théâtre Arrive. Des rendez-vous en visioconférence, s’amorcent début 2021 au rythme d’une rencontre par mois. 

    En janvier 2021, l’ATO diffuse sur Facebook ses diaporamas et prépare ses premiers clips vidéo. Ô mon Bateau est mis en ligne en février 2021 et Le Cadavre du Grand Larche au mois de mars. L’ambition est de poursuivre l’aventure en s’améliorant chaque fois. Les pionniers des rencontres virtuelles sont peu à peu rejoints par des comédiens depuis trop longtemps privés de théâtre…

    Le théâtre amateur a l’habitude de ‘faire avec’ : c’est dans ses gènes, il n’attend pas les conditions optimales pour entreprendre, il trouve toujours des pis-aller pour rassembler des passionnés, offrir des opportunités d'inventer et de s’exprimer. L'imperfection ne nous fait pas peur ; un projet vient toujours après un autre pour nous permettre de tirer les leçons de nos maladresses et viser la marche supérieure. Ainsi, la difficulté devient en soi source de motivation.

    Mars 2021 : l’aventure de l’Atelier Théâtre des Oiseaux continue, plus nécessaire que jamais. Nous espérons vous retrouver bientôt, en vidéo ou sur scène…

    Jérémie Brasseur
     

  • Le Cadavre du Grand Larche

    Chaud devant ! L’ATO vous sert son deuxième clip vidéo. Le petit univers des Monchois continue à s’étoffer au fil de nos jeux de rôle hebdomadaires. De nouveaux personnages font leur apparition et s’embarquent dans de drôles d’embrouilles.

    ⇒ Cliquez sur l’image pour visionner le film [5 min 49 s] sur Facebook.

    Le cadavre du gl page titreTout commence par un coup de fil désespéré. Un certain Lothaire Suif appelle la police pour signaler la disparition d’une amie. Le jeune homme, qui n’est pas inconnu de la justice, explique aux forces de l’ordre que Laureline Tors – surnommée Orly – a sombré dans les flots du Grand Larche, un lac artificiel aux abords de la ville de Monche. La commissaire Anicette Pasania prend l’affaire très au sérieux et confie le dossier à deux enquêtrices de choc : l’agent Francine Brette, brusque mais tenace, et l’agent Marie-Florence Pison, tendre… mais épuisante.

    Le cadavre du Grand Larche est basé sur le scénario d’un jeu de rôle créé le 17 février dernier lors des rendez-vous virtuels de l’Atelier Théâtre des Oiseaux. Un scénario basé sur un article paru sur le site 20min.ch (05-02-2021). Cette affaire, transposée dans le petit univers virtuel de Monche, méritait bien d’être portée à l’écran. Ce film nous permet de pousser les portes du commissariat central de Monche et de flâner au bord du Grand Larche, dont les flots recèlent de troubles secrets !

    Notre grand objectif était que ce deuxième clip, ‘tourné’ dans des décors photographiques, soit plus rythmé que le premier. Le casting, quant à lui, reste le même : Joseph Cau (Suif), Sophie Gérin (Orly), Sophie Maes (commissaire Pasania), Teresa Maggiordomo (agent Pison) et Sandrine Vansnick (agent Brette). Sophie Maes a concocté une joyeuse musique pour le générique, avec la complicité de Damien Santerre (guitare). Quant aux gribouillages de l’agent Francine Brette, ils ont été commis par Jérémie Brasseur, qui s’est également chargé du script et du montage.

    À peine notre nouvelle vidéo mise en ligne, nous repartons en excursion dans notre monde imaginaire. Le territoire se prête à d’innombrables explorations. Peut-être serons-nous rejoints par de nouveaux compagnons d’aventure. Les talents de chacun nous permettent d’aller toujours un peu plus loin.

     

  • Ô mon bateau - la vidéo

    L’ATO se met à réaliser des clips vidéos. Découvrez la ville de Monche et les scénarios explorés lors de nos jeux de rôle hebdomadaires. Ô mon bateau est notre premier sketch-vidéo. Le premier – espérons-le ! – d’une belle série.

    ⇒ Cliquez sur l’image pour visionner le film sur Facebook.Ô mon bateau 6 vignettes

    Mais qu’est-ce qui lui prend, à Célestin Bada ? Depuis qu’il est pensionné, plus personne ne le voit au Petit Bateliaux, son bistrot favori. Hermine, sa femme, est très inquiète… mais leur fille, Anaïs, ne va pas tarder à y voir plus clair. C’est qu’il a encore de l’ambition, le père Célestin Bada ! (Au grand dam des époux Conac, les voisins du dessous.) Il ne faut pas être grand clerc pour voir que l’on court tout droit à la catastrophe et seule la sympathique Sybille Cruche permet d’espérer encore un happy end...

    Ô mon bateau, c’est d’abord le scénario d’un jeu de rôle créé le 27 janvier dernier lors des rendez-vous virtuel de l’ATO. Un scénario basé sur un article paru sur le site Ouest-France.fr : Larmor-Plage (Bretagne) - Lors d’une régate insolite, les participants vont naviguer dans des bateaux en carton. (18-01-2021). Cette affaire, transposée dans le petit univers virtuel de Monche, a inspiré à nos comédiens des dialogues loufoques et quelques joyeux éclats de rire. 

    Pour partager cela avec un plus large public, nous avons retravaillé l’histoire sous forme de script et, chacun ayant bossé de son côté, voici le montage vidéo que nous en avons tiré. Nul doute que nos fidèles spectateurs seront heureux de retrouver les bouilles familières de Joseph Cau, Sophie Gérin, Sophie Maes, Teresa Maggiordomo et Sandrine Vansnick.

    Depuis notre ‘tournage’, les aventures monchoises continuent et nous espérons revenir bientôt avec d’autres vidéos. Vos avis, vos encouragements et vos conseils sont les bienvenus en commentaires sur notre page Facebook.

    Jérémie Brasseur

     

  • Vidéos ATO

    Nous avons proposé aux comédiens d'expliquer en quelques phrases pourquoi ils aimaient faire du théâtre. On a puisé dans les archives photo pour réaliser de petits diaporamas, aujourd'hui partagés sur Facebook.

     

    « S'essayer à l'art du théâtre, c'est ouvrir les portes d'un monde extraordinaire... »

    Joseph Cau, ATO 2020 - voir la vidéo sur facebook

     

    « Au théâtre, je peux avoir mille vies ! »

    Sophie Gérin, ATO 2020 - voir la vidéo sur facebook

     

    « Je fais du théâtre pour libérer l'enfant qui sommeille en moi... »

    Sophie Maes, ATO 2020 - voir la vidéo sur facebook

     

  • Poème de l'ATO virtuel

    Affiche ato hiver 2020

    En novembre l’idée a été semée.

    En décembre, elle a germé.

    Quoique l’expérience reste virtuelle,

    Les rendez-vous sont attendus, bien réels.

    Mercredis soirs devenus rituels,

    Entre deux, on se donne aussi des nouvelles.

    De bugs informatiques en maîtrise de la technique,

    Nous apprivoisons Teams de clics en clics,

    À en devenir presque geek.

    Si l’écran ne remplace pas le présentiel,

    Il préserve au moins quelques essentiels :

    Le lien, le partage et le rire.

    De joyeux délires en jeux de mots,

    De micro défis en faux apéros,

    Nos personnages prennent vie

    Avec une liberté qu’on leur envie.

    Alors toi, te prends pas la tête.

    Ce serait vraiment trop bête !

    Rejoins Célestin, Sybille et l’agent Brette,

    La fabrique de Trolls et Guillemette.

    Prépare ton portable ou ta tablette,

    Et viens avec nous pour faire la fête !

     

    Sophie Gérin

    janvier 2021

     

  • Amitiés transfrontalières

    Amitiés transfrontalières

    Depuis décembre, quelques irréductibles de l’ATO se retrouvent virtuellement pour des jeux de rôle drôlement délirants. Parallèlement, nous avons lié des contacts avec une troupe de théâtre française, enthousiaste et joyeuse : Le Théâtre Arrive.

    20210127 article blog amitie transfrontaliereConnaissez-vous la ville de Rives ? Sans doute pas mieux que nous il y a deux mois à peine. Rives est en Isère, à 25 kilomètres au nord-ouest de la ville de Grenoble (… et à quelque sept cents kilomètres au sud de Mons). On y compte un peu plus de six mille Rivois. Dont quelques-uns sont devenus nos amis. Ils sont membres de la troupe Le Théâtre Arrive. Depuis 2012, la troupe monte en moyenne un spectacle par an. Elle a mis à son répertoire Le médecin volant de Molière, Chat en poche de Feydeau et Vendredi 13 de Jean-Pierre Martinez...

    En octobre dernier, alors que la troupe est sur le point de présenter son nouveau spectacle, La Culotte (une comédie grinçante de Jean Anouilh), un nouveau confinement ferme brusquement les salles et oblige les comédiens à démonter les décors déjà prêts et mis en place. Depuis lors, Le Théâtre Arrive piaffe d’impatience de remonter sur les planches et de retrouver son public. Tout ça n’est pas sans rappeler la mésaventure que nous avons vécue en mars dernier lorsque nous avons été forcés d’annuler en dernière minute les représentations de notre café-théâtre FloroLogies (et en octobre encore avec ROUF ROUF bric & broc).

    Une bouteille à bon port

    En décembre dernier, l’ATO se met en tête de nouer des contacts avec des comédiens souffrant eux aussi des mesures de confinement. Puisque nous sommes privés de nos soirées théâtrales habituelles, pourquoi ne pas organiser des rencontres par vidéoconférence, histoire de discuter et éventuellement de plancher ensemble sur de futurs projets ? Nous avons lancé quelques messages sur le Web ; des petites bouteilles à la mer dont l’une, fort heureusement, est arrivée à bon port. 

    Le Théâtre Arrive a répondu positivement et c’est ainsi que le jeudi 21 janvier dernier, une réunion – joyeuse bien que virtuelle – a rassemblé comédiens montois et rivois. Il n’aura pas été bien difficile de briser la glace. Très vite, les présentations étant faites, la passion commune pour la scène nous a fourni une abondance de discussions captivantes.

    On rêve d’autres bouteilles

    Le grand constat que tous peuvent formuler, c’est la similitude de nos aspirations malgré la distance qui nous sépare : d’abord, cet intense désir de partager des moments conviviaux entre comédiens et d’entraîner le public dans un univers riche en émotions ; ensuite, le souci d’adapter le projet à l’ensemble des comédiens qui s’y impliquent, notamment, par une mise en scène inventive et taillée sur mesure ; enfin, le goût pour les projets élaborés collectivement, où chacun s’investit avec ce savant équilibre de sérieux et de plaisir, – équilibre toujours nécessaire à la création artistique. 

    Une heure et demie de conversation, c’est vite passé. Nous nous sommes juré que nous n’en resterions pas là ! Un nouveau rendez-vous est déjà pris. Ce sera dans quelques semaines, toujours sur ordinateur. Mais nous espérons un jour avoir l’opportunité d’une rencontre effective. À Mons ou à Rives ; autour d’une bouteille… de bière ou de vin !

    Jérémie Brasseur

    Pour découvrir la troupe Le Théâtre Arrive sur Internet : http://letheatrearrive.com
     

  • Monch'Quetaires de janvier

    Monch'Quetaires de janvier

    Chaque semaine, les Monch'Quetaires de l'ATO se rassemblent pour vivre des aventures virtuelles extraordinaires dans le cadre de la rocambolesque ville de Monche. (photomontage de Teresa Maggiordomo)

     

    Ato montage janvier 2021 br

    Joseph Cau                              Sophie Gérin

    Jérémie Brasseur

    Sandrine Vansnick                             Teresa Maggiordomo

     

    Nous avons créé sur ce site une nouvelle page, consacrée à nos jeux de rôle. On peut y lire un mot d'introduction retraçant rapidement les différentes expériences de jeux de rôle à l'Atelier Théâtre des Oiseaux et la liste des jeux de rôle imaginés depuis le 6 décembre 2020. A l'avenir, nous allons étoffer cette page avec une réflexion sur le jeu de rôle théâtral, ses apports et ses modalités. 

     

  • Monche - Poussière couleur sang

    Poussière couleur sang

    [La gazette de Monche] – Branlebas de combat dans la ville ! La carte de vœux envoyée quelques jours avant Noël par l’échevine monchoise Mathilde Borain-Minette déclenche une alerte chimique

    Monche - Poussière couleur sangCarterie Jalat créations (rue commerçante de Monche), 14 décembre

    Adélaïde Jalat. – Voilà, madame l'échevine.

    Mathilde Borain-Minette. – En tout cas, c’est un joli métier que vous faites. Dessiner des cartes postales ! Ça m’aurait bien plu. Je veux dire, si j’avais eu du temps à perdre…

    Adélaïde Jalat. – Je vous ai montré à peu près tout ce que j’ai en stock.

    Mathilde Borain-Minette. – Des trolls dans la neige, des trolls sous le sapin, des trolls dans la crèche. Ça fait beaucoup de trolls.

    Adélaïde Jalat. – C’est que c’est en quelque sorte mon univers artistique depuis quinze ans.

    Mathilde Borain-Minette. – Moi, je voudrais que ma carte fasse local. Qu’on se dise : « Ça c’est typiquement Monchois. » Et bon, des trolls à Monche… à part dans les rangs de l’opposition au Conseil communal…

    Adélaïde Jalat. – Vous auriez dû m’en parler plus tôt, je travaille justement sur un projet…

    Mathilde Borain-Minette. – Montrez voir.

    Adélaïde Jalat. – Ce n’est pas encore au point.

    Mathilde Borain-Minette. – Oui mais croyez-moi, si vous attendez d’être au point, ça risque d’être long.

    Adélaïde Jalat. – C’est une vue de Monche. L’impression est faite avec de la houille extraite de l’Héributte.

    Mathilde Borain-Minette. – Exactement ce que je veux ! Faites-m’en 250 avec l’inscription Meilleurs vœux 2021.

    Adélaïde Jalat. – Le procédé d’encrage est encore en phase de test.

    Mathilde Borain-Minette. – Eh bien, testez ! C’est très bien. Vous mettrez la facture au nom de la Commune.

     

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  • Monche - Rattrape-le Père Noël

    « Rattrape-le, Père Noël ! »

    [La gazette de Monche] – Le 10 décembre dernier, devant le centre commercial du Grain Près, deux policiers en costumes de saison ont arrêté des individus qui tentaient de voler une voiture. 

    Visuel rattrape le pere noel brMagasin de jouets de la galerie commerciale (Monche), 3 décembre

    La commerçante. – Excusez-moi d’avoir fouillé votre sac…

    La cliente. – C’est ça.

    La commerçante. – … et d’avoir retourné les poches de votre imper.

    La cliente. – Mon trench-coat.

    La commerçante. – Oui, pardon. J’ai vraiment cru que c’était vous…

    La cliente. – Que c’était moi ?

    La commerçante. – Je veux dire : que c’était vous qui piquiez mes PlayBidules.

    La cliente. – Parce que j’ai une tête de voleuse ?

    La commerçante. – C’est pas la tête, c’est l’imper.

    La cliente. – C’est vous qui faites des impairs. Vous feriez mieux d’appeler la police pour vos PlayBidules. Au lieu d’agresser votre aimable clientèle.

     

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  • Monche - Saint Armulphe

    Saint Armulphe perd la tête

    [La gazette de Monche] – La statue de saint Armulphe (quartier de Meschines) décapitée par un mouvement de grue : le buste est allé s'enfoncer dans la voûte. Les travaux de rénovation de l’église entrepris il y a cinq ans, venaient de s’achever.

    20201212 jeu de role st armulphe perd la tete page 001

    Bistrot de Meschine (Monche), 7 décembre - 2h00​​​​​​​

    Célestin. –  Alors quoi ? On fout les clients à la porte, maintenant ?

    La patronne. – Rentre chez toi, Célestin. Il est deux heures du mat’.

    Célestin. – La fin d’un chantier, c’est quelque chose qui se fête dignement !

    La patronne. – Quinze Pils, je crois que c’est assez digne. Allez ouste ! Ta femme doit se demander si tu n'es pas coincé là-haut, dans ta grue.

    Célestin. – Beuh, ma femme... J’aime autant filer : la conversation tourne au vinaigre !

    ​​​​​​​

     

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  • Monche - scène virtuelle

    Bienvenue à Monche !

    Toujours confinés, quelques membres de l’ATO se rencontrent virtuellement autour de jeux de rôle : Monche, petite ville belge toujours en chantier, est le théâtre de leurs divagations. Un appel est lancé pour une collaboration entre troupes.

    Visuel monche01brConfinement oblige, l’ATO a interrompu ses rencontres hebdomadaires. Cependant, en ce mois de décembre, quelques inconditionnels se lancent dans une toute nouvelle aventure numérique. Nos rencontres virtuelles sont l’occasion de créer et d’explorer, à travers des jeux de rôle, tout un univers parallèle (où le Covid-19 n’existe pas). On brode de rocambolesques aventures à travers les bavardages de personnages loufoques.

    Nos scénarios s’inspirent de faits divers parus ces derniers temps sur les sites d’actualité. Mais nous transposons toute la folie du monde dans le cadre de Monche, une petite ville belge toujours en chantier. Au détour d’une rue, jamais loin d’une piste cyclable, nous croisons de pittoresques Monchois, comme Agathe Fistule, Herbert Lachouille, Sibylle Cruche, sans oublier l’échevine Mathilde Borain-Minette.

    Nous espérons retrouver nos spectateurs en 2021 pour partager avec eux notre petit monde fantasque. D’ici là, pour garder le contact, on publiera de temps à autre quelques aperçus de nos élucubrations. En outre, nous lançons un appel à toutes les compagnies de théâtre amateur qui, à travers la francophonie, prennent leur mal en patience en organisant ce genre de rencontres virtuelles. Nous aimerions nouer des contacts pour partager ensemble des idées de scénario, des pistes d’amélioration, des coups de cœur.

     

    contact : jeremie.brasseur@hotmail.com