Claudine. – Dis, ça fait vingt minutes qu’on attend ; il ne reviendra plus.
Daphné. – Mais si, laisse-lui une chance. Ça revient toujours, c’est connu.
Claudine. – Là, quand même... tu t’es peut-être fait refiler de la camelote.
Daphné. – Arrête, je l’ai eu cent dollars australiens à un Aborigène dans une boutique à Sydney.
Claudine. – Tu aurais peut-être mieux fait d’acheter un didgeridoo. Au moins, on peut tester sur place.
Laure arrive, un énorme bandage autour du crâne.
Claudine. – Bonjour Laure. Tu fais une balade ?
Laure. – Ne dis surtout pas que c’est bon pour la santé. J’étais sortie prendre l’air et pan ! ce machin m’est rentré dedans. (Elle montre le boomerang.)
Daphné, prenant le boomerang. – Ben voilà. (À Claudine :) Je te l’avais bien dit qu’un boomerang ça revient toujours.
Claudine. – Il a pris son temps.
Daphné. – Ce n’est quand même pas sa faute si Laure met sa tête en travers de son chemin !
